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COP25 : « Je plaiderai pour un prix mondial sur la pollution », dit Jonathan Wilkinson

Des hommes marchent devant un panneau qui indique le site de la COP25 à Madrid.

Le nouveau ministre de l'Environnement, Jonathan Wilkinson, prendra la tête de la délégation canadienne à la COP25 lundi.

Photo : afp via getty images / GABRIEL BOUYS

Au lendemain d'un discours du Trône, qui a mentionné à maintes reprises l’importance de la lutte contre les changements climatiques, le nouveau ministre de l'Environnement du Canada, Jonathan Wilkinson, se prépare à s'envoler pour Madrid, où il prendra lundi la tête de la délégation canadienne à la 25e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP25).

C'est le premier rendez-vous international majeur auquel il participera en tant que ministre de l'Environnement. Il était ministre des Pêches et des Océans avant sa nomination à l'Environnement, le 20 novembre.

Les changements climatiques demeurent un défi mondial qui exige des solutions mondiales, a-t-il affirmé lors d’un point de presse, vendredi.

Et le Canada est en mesure d'en offrir, croit-il.

Nous sommes peut-être le leader dans le monde sur le sujet du prix sur la pollution, et je crois qu’il y a beaucoup de choses dont on peut parler à Madrid.

Jonathan Wilkinson, ministre fédéral de l'Environnement

Vers un marché mondial du carbone?

L’un des points majeurs de la COP25 est la mise en oeuvre de l’Accord de Paris, signé par 197 pays, et plus particulièrement de son article 6, qui prévoit la mise en place d’un marché mondial du carbone.

D’abord, il faut des règles justes, explique Jonathan Wilkinson, et un système [d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (GES)] adéquat et intègre.

Cela passe entre autres, au niveau mondial, par une meilleure transparence pour le calcul de ces émissions.

Le Canada loin des cibles

Le Canada est encore loin des cibles de réduction des GES qu’il s’est fixées pour 2030 lors de la signature de l’Accord de Paris en 2015.

Nous reconnaissons que nous devons en faire plus, admet le ministre. Mais le Canada a fait beaucoup de progrès entre 2015 et 2019.

La taxe carbone fédérale, entrée en vigueur le 1er avril dernier, figure parmi les actions importantes du gouvernement libéral en matière de lutte contre les changements climatiques.

Je plaiderai pour un prix mondial sur la pollution, un outil nécessaire et rentable pour réduire les émissions.

Jonathan Wilkinson, ministre fédéral de l'Environnement

Le prix fixé par Ottawa – 20 $ la tonne d’équivalent CO2 – est toutefois nettement insuffisant pour permettre au pays d’atteindre ses cibles, selon un rapport de la Commission de l’écofiscalité du Canada, un organisme fédéral.

Selon Yannick Beaudoin de la fondation David Suzuki, la réputation du Canada relativement à la lutte contre la pollution s’est améliorée dernièrement.

À Madrid pour la première semaine de la COP25, Yannick Beaudoin a participé à lamarche pour le climat qui s’est tenue en marge du sommet.

Il y a quand même l’espoir que le Canada aura un rôle plus important, affirme-t-il. Mais, côté production pétrolière et encouragement du secteur pétrolier, il y a encore des problèmes.

Les États-Unis désinvestis de la COP25

Malgré le retrait officiel de l’Accord de Paris des États-Unis, le deuxième émetteur mondial de GES après la Chine, le ministre de l’Environnement du Canada ne perd pas espoir.

Je crois que ça peut être un succès, assure Jonathan Wilkinson. Malgré la position du gouvernement fédéral, il y a énormément d’États américains qui seront à la COP25.

L’événement se poursuivra jusqu'au vendredi 13 décembre.

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