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Une chercheuse de l'Université du Manitoba se questionne sur l'avenir des phoques annelés

Un phoque la tête en l'air.

Des scientifiques estiment que le réchauffement climatique pourrait provoquer le déclin de l'espèce au cours des trois prochaines générations.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Une doctorante à l’Université du Manitoba a présenté une conférence sur la santé des phoques annelés à Halifax cette semaine, dans le cadre du colloque national sur l’Arctique, qui présente les risques liés aux changements climatiques pour des espèces dites sentinelles, comme les phoques annelés.

Cette rencontre d'experts, nommée ArcticNet, fait suite aux travaux d'un comité scientifique qui a recommandé que les phoques annelés soient inscrits sur la liste fédérale de la Loi sur les espèces en péril.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) indique que le réchauffement climatique réduit la glace de mer, ce qui risque de provoquer le déclin de l'espèce au cours des trois prochaines générations et de réduire du même coup les zones de mise au monde des bébés phoques annelés.

Le rapport note aussi que les estimations actuelles de la population de phoques, une source essentielle de nourriture dans le Nord, restent stables, avec environ 2 millions d'individus dans l'Arctique.

Une chercheuse de l’Université du Manitoba, Enooyaq Sudlovenick, estime que, si les phoques annelés étaient répertoriés comme espèce en péril, il y aurait d’importants questionnements pour les membres de sa communauté inuite. Allons-nous avoir un quota? demande-t-elle.

Derrick Pottle, chasseur, guide et pêcheur au Labrador, a déclaré en entrevue que les phoques annelés constituaient une source de nourriture essentielle pour la vie des communautés du Nunatsiavut. Il souhaite que les scientifiques fournissent plus d'information sur la manière dont ils parviennent à leurs conclusions.Nous sommes tout à fait capables de surveiller et de gérer nos propres vies, a-t-il indiqué.

David Lee, coprésident du sous-comité du COSEPAC, qui a examiné les phoques annelés, a expliqué que le groupe s'était appuyé sur les connaissances autochtones pour documenter certains changements dans la répartition des individus.

Il a, par ailleurs, rappelé que l'essentiel de ses recommandations réside dans les données fournies par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations unies.

Avec les informations de La Presse canadienne

Avec les informations de La Presse canadienne

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