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Les hôpitaux de l'Abitibi-Témiscamingue ont-ils suffisamment de réserves de sang?

Les hommes homosexuels pourront maintenant donner du sang s'ils s'abstiennent de relations sexuelles pendant trois mois.

Les réserves de sang seraient suffisantes pour les besoins transfusionnels de la région, selon le CUSM. (archives)

Photo : Reuters / Eric Gaillard

Emily Blais

Dans un rapport de la coroner Pascale Boulay, on apprend qu'une patiente traitée à l'hôpital de Rouyn-Noranda a été transférée en 2017 dans un autre centre hospitalier parce qu'il n'y avait plus de produits sanguins disponibles. À l’occasion, les policiers sont mobilisés pour transporter du sang entre les hôpitaux de la région. Quelles sont les contraintes des réserves de produits sanguins?

Les transfusions de sang sont fréquentes dans les hôpitaux, que ce soit lors d'une chirurgie ou en cas d’accident avec blessés. Les besoins peuvent être grands, au même moment.

Pour Judith Laberge, coordonnatrice administrative des laboratoires de la région de l’Abitibi-Témiscamingue au Département clinique de médecine de laboratoire du CUSM, les produits sanguins sont transférés entre hôpitaux et non les patients. On n'a jamais été informé d'une situation particulière jusqu'à maintenant, soutient-elle.

C’est le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) qui est responsable de la gestion des laboratoires de l'Abitibi-Témiscamingue depuis l'implantation d'Optilab en avril 2017. Annoncé en 2011, Optilab visait à centraliser les examens de biologie médicale dans les grands centres hospitaliers.

Chaque hôpital tient une réserve de produits sanguins

La gestion des produits sanguins est encadrée par le comité de médecine transfusionnel et chaque mois, il y a un suivi de l'inventaire régional qui est effectué afin de s'assurer de la bonne utilisation et éviter la péremption des produits, explique Judith Laberge, du CUSM.

Les professionnels de la santé doivent composer avec plusieurs contraintes, comme le temps de conservation du sang.

Un don de sang nous permet d'obtenir différents produits. On obtient des globules rouges, ces globules rouges là peuvent être conservés 42 jours entre le moment où ils sont prélevés et le moment où ils sont transfusés. Là où ça se corse un peu, c'est dans le cas des plaquettes sanguines. Nous disposons de sept jours entre le moment du don et le moment où elles peuvent être transfusées, décrit le porte-parole d'Héma-Québec, Louis Paul Ménard.

Une personne noire en train de donner du sang

Un don de sang (archives)

Photo : iStock

Pour répondre aux besoins ou éviter la péremption des produits sanguins, les hôpitaux procèdent à des transferts. Les moyens de transferts sont déterminés en fonction de l'urgence de la demande. La Sûreté du Québec peut être interpellée dans les cas de protocoles de transfusion massive et nous avons également la possibilité de commander des produits sanguins en extrême urgence à Héma-Québec par un avion nolisé.

Pour le CUSM, les réserves de la région sont suffisantes pour répondre aux besoins transfusionnels.

Dons de sang

Lorsque vous donnez du sang au Québec, il est transporté dans un établissement d'Héma-Québec à Montréal ou à Québec. Le sang est testé et transformé. La réserve est collective et les produits sanguins sont ensuite redistribués dans les hôpitaux.

Le nerf de la guerre, c'est de s'assurer qu'il y a assez de donneurs, pas trop, juste assez, étant donné que nos produits sont périssables pour répondre aux besoins dans le réseau de la santé à tout moment, affirme le porte-parole d'Héma-Québec.

Les objectifs sont majoritairement atteints lors des collectes de sang, selon Louis Paul Ménard. Des collectes sont organisées dans la semaine du 9 décembre à Val-d'Or, Rouyn-Noranda et Amos.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé