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Une Lévisienne parmi l'élite mondiale du ski libre à 15 ans

Olivia Asselin est une vedette montante sur la scène internationale du ski libre.

Photo : Courtoisie Olivia Asselin

Guillaume Piedboeuf

Le nom d’Olivia Asselin n’est pas encore connu du grand public, mais cela ne saurait tarder. À 15 ans, la skieuse de Lévis commence déjà à faire trembler ses idoles sur le circuit de la Coupe du Monde de ski libre.

Trois ans seulement après avoir adopté la descente acrobatique (slopestyle), la triple championne canadienne junior a fait une entrée fracassante sur la scène internationale du ski libre, cet automne, en Italie. Participant à la première Coupe du Monde de sa jeune carrière, à Modène, la jeune Québécoise a pris le 8e rang de 17 compétitrices, passant à quelques points de se qualifier pour la finale.

Pas mal pour une athlète qui ne devait pas être sur le circuit de la Coupe du Monde, cette saison, avant que la vétérante Yuki Tsubota ne quitte l’équipe canadienne.

C’est surprenant pour une jeune femme de 15 ans d’être rendu là, mais je ne suis pas surpris dans le cas d’Olivia. Son caractère fait qu’elle se place dans l’élite mondiale, explique Gabriel Leclerc, entraîneur-chef de l’équipe canadienne de développement de descente acrobatique et de grand saut (big air).

Elle est très calme, très analytique. Elle a une bonne base en ski et elle est persévérante dans ses manoeuvres. Quand elle a des échecs, elle garde son calme.

Des pentes de Stoneham à la Coupe du Monde

Son ski, c’est sur les pentes des stations Le Relais et Stoneham que la jeune prodige de Pintendre le perfectionne depuis l’âge de trois ans.

Je voyais les skieurs acrobatiques à Stoneham et je trouvais ça vraiment hot. J’ai dit à mes parents que je voulais faire ça et ils m’ont inscrit dans le club de ski acrobatique de la station quand j’avais huit ans.

Une jeune fille avec un casque rose tient une plaque dans ses mains.

Une jeune Olivia Asselin après une compétition de «mini-bosses», en 2013.

Photo : Courtoisie Olivia Asselin

Avec le club, Olivia Asselin touchait à toutes les disciplines acrobatiques, du ski de bosse au saut, en passant par la descente acrobatique, qui est vite devenue sa préférence. L’adrénaline qu’on a en faisant cela est différente qu’une course. C’est plus créatif. Ça me représente bien.

À 12 ans, la skieuse a donc décidé de se concentrer sur la descente acrobatique et le grand saut, deux disciplines qui vont de pair sur le circuit mondial du ski libre. Deux ans plus tard, elle était championne canadienne des moins de 18 ans dans les deux épreuves, en plus de la demi-lune.

Elle est rendue une bonne coche au-dessus de plusieurs, lance son entraîneur dans l'équipe de développement, Gabriel Leclerc.

Jeux olympiques et X Games

Perfectionniste, l’étudiante à l’école secondaire Cardinal-Roy estime toutefois qu’elle en a encore beaucoup à apprendre. J’ai besoin d’être plus constante et d’avoir un plus gros bagage de manoeuvres, analyse-t-elle, ajoutant qu’elle est pour le moment plus à l’aise sur les rails que sur les sauts.

Quand j’arrive en compétition, il y a de vraiment très gros sauts que l’on ne voit pas au Québec. Ça fait un peu peur comme c’est ma première année sur le circuit de la Coupe du Monde, mais je vais m’habituer.

La jeune femme de cache pas son rêve, comme tous les skieurs, de participer aux Jeux olympiques et aux X Games. Elle doit d’abord prendre ses aises sur le circuit de la Coupe du Monde, précise-t-elle, mais elle ne serait pas la première adolescente à atteindre le pinacle du ski libre avant même l’âge adulte.

Olivia Asselin dans les airs après un saut, les skis croisés.

Olivia Asselin lors de la Coupe du Monde de Modène, en Italie, début novembre.

Photo : Courtoisie Olivia Asselin

Un petit frère aussi bon qu’elle

Fort à parier que le nom de la jeune Lévisienne aura eu le temps de faire le tour de la planète d'ici les Jeux olympiques d’hiver de Pékin, en 2022. D’autant plus que la famille Asselin aura peut-être bientôt un autre représentant dans les hautes sphères du ski libre.

À seulement 13 ans, Rémi Asselin est déjà supérieur à sa grande soeur sur les rails, estime elle-même la cadette. Il est peut-être un peu tôt pour rêver de voir son petit frère avec elle sur l’équipe canadienne, mais le potentiel est là, croit leur entraîneur au programme sport-études de Cardinal-Roy, Jean-David Gaudreault.

En tant qu’entraîneur, je n’ai pas souvent vu un jeune comme Rémi. Ce niveau d’habiletés là à cet âge-là, c’est impressionnant à voir.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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