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Commémoration de la tuerie de Polytechnique à Québec

Photo des 14 femmes victimes.

Les 14 femmes mortes le 6 décembre 1989, à l'École polytechnique de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une cérémonie de commémoration de la tuerie de Polytechnique a eu lieu en début de soirée, vendredi, à l'Université Laval.

L'Université Laval se joint à 13 autres universités canadiennes qui organisent des commémorations.

Une marche silencieuse a précédé une cérémonie durant laquelle un hommage a été rendu aux victimes.

« Nous sommes réunis aujourd'hui pour nous souvenir, nous souvenir de ces pertes de vies humaines, de toutes ces vies changées pour une question de sexe », a affirmé Claire Deschênes, professeure en génie mécanique à l'Université Laval pendant 30 ans.

« Ce soir, nous avons le devoir de nous rappeler l'importance de l'égalité et de l'équité entre les femmes et les hommes », a pour sa part déclaré la rectrice Sophie D'Amours.

La rectrice était une jeune ingénieure à l'époque et l'événement l'a fortement ébranlée.

Restons vigilants et poursuivons ensemble nos efforts pour soutenir toutes les personnes, peu importe leur genre, leur culture, leur religion, leur identité sexuelle, afin qu'elles puissent vivre et s'épanouir dans un environnement sans violence.

Sophie D'Amours, rectrice de l'Université Laval

Pour Michelle Audette, l'événement est encore aujourd'hui l'occasion de briser le silence.

« L'an dernier, 148 femmes et filles ont été assassinées ici au Canada lors de 133 incidents. À travers ces chiffres, ce sont des rêves brisés », a-t-elle rappelé.

Benoît Laganière était étudiant à Polytechnique et se trouvait dans la cafétéria lorsque Marc Lépine a fait irruption dans l'université.

Il se rappelle encore des balles tirées une dizaine de mètres derrière lui.

« Il ne faut pas revivre ça », a insisté M. Laganière, évoquant un devoir d'action pour le contrôle des armes à feu, en plus du devoir de mémoire.

Déjà en 1989, comme étudiant, je savais que les hommes et les femmes étaient égaux. Le fait que mes collègues aient été assassinées parce qu'elles étaient femmes a été un choc qui m'a fait comprendre et prendre conscience des inégalités.

Benoît Laganière

Le rassemblement a lieu au Jardin géologique sur le campus.

Sur les lieux se trouve une table commémorative sur laquelle les noms des 14 victimes ont été gravés, ainsi que des citations de femmes faisant carrière en ingénierie.

Quatorze roses blanches ont ensuite été déposées sur la table.

Avec les informations de Pascal Poinlane et Marie Maude Pontbriand

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Québec

Égalité des sexes