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L'Atlantique commémore les 14 femmes de Polytechnique tuées en 1989

Cet attentat aujourd’hui qualifié de féminicide est l’une des pires tueries de l’histoire du Canada.

Des étudiants de l'Université de Moncton marchent dehors pour commémorer les femmes tuées en 1989 à Polytechnique.

Des étudiants de l'Université de Moncton commémorent les femmes tuées en 1989 à Polytechnique.

Photo : Radio-Canada / Sophie Désautels

Radio-Canada

Plusieurs étudiants d'universités de l'Atlantique – dont l'Université de Moncton, l'Université Memorial et l'Université Dalhousie – ont commémoré vendredi les 14 femmes assassinées à l'École polytechnique à Montréal en 1989.

L’Université de Moncton et l'Université Dalhousie comptent d’ailleurs parmi les 14 universités choisies pour participer au 30e anniversaire de l’attentat antiféministe du 6 décembre 1989.

Un mur avec les photos des 14 femmes tuées par Marc Lépine en 1989 à Polytechnique.

Les étudiants de l'Université de Moncton ont commémoré les femmes 14 femmes qui sont tombées sous les balles du tueur misogyne Marc Lépine en 1989.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Commémorations au Nouveau-Brunswick

À partir de son campus de Moncton, l’U  de M a illuminé le ciel dès 17 h 30 au nom des 14 victimes.

Faisceau lumineux

Le campus de Moncton de l'Université de Moncton a illuminé le ciel dès vendredi soir pour rendre hommage aux 14 victimes du massacre du 6 décembre 1989.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Des marches silencieuses ont aussi eu lieu aux campus de Moncton et de Shippagan en après-midi.

Des gens marchent pour commémorer les femmes tuées à Polytechnique en 1989.

Des marches silencieuses ont eu lieu aux campus de Shippagan et de Moncton vendredi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Sophie Désautels

Roxanne Roy, qui a vécu de près la violence des hommes faite aux femmes, a accepté la présidence d'honneur de l’événement au campus de Shippagan.

Le campus d’Edmundston a tenu une cérémonie en matinée.

Il est grand temps d’éradiquer la violence et la discrimination auxquelles les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre font face.

Jacques Paul Couturier, recteur et vice-chancelier par intérim de l'Université de Moncton

Mobilisation à Halifax

Une cérémonie devant une salle comble au Musée canadien de l'immigration de Halifax a eu lieu vendredi matin pour rendre hommage aux 14 femmes assassinées.

Femmes sur une scène qui s'adresse à une foule.

Politiciennes, Autochtones, immigrantes, étudiantes, policières, et autres, ont pris la parole à Halifax pour dénoncer la violence faite aux femmes.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Pendant la cérémonie, des femmes de différents horizons se sont succédées pour offrir des témoignages sur les avancées effectuées depuis la tragédie, mais aussi pour faire état du travail qu'il reste à faire pour atteindre l'égalité.

Les étudiants de l'Université Dalhousie se sont rassemblés au nom des 14 femmes assassinées en 1989.

Les étudiants de l'Université Dalhousie se sont rassemblés au nom des 14 femmes assassinées en 1989.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Avant d'observer une minute de silence, 14 étudiantes en génie de l'université Dalhousie ont rendu hommage aux 14 femmes assassinées le soir du 6 décembre 1989.

Elles étaient à la même place que moi. On est prêts à finir l'école, à rentrer au travail, et elles avaient des carrières très brillantes. Et quelqu'un de jaloux a détruit leur chance à un avenir. C'est vraiment triste, mais je suis déterminée à ne jamais voir quelque chose comme ça encore.

Lauren Turner, étudiante en cinquième année de génie chimique à l'Université Dalhousie

Le trentième anniversaire du massacre de Polytechnique survient à peine quelques jours après l'arrestation de l'ex-conjoint de Cassidy Bernard, une jeune mère de 22 ans qui a été tuée en octobre 2018 dans une communauté micmaque du Cap Breton.

Une manifestation avait été organisée un mois après la découverte de son corps pour attirer l'attention sur cet enjeu.

Selon la présidente de l'Association des femmes autochtones de la Nouvelle-Écosse, cette arrestation est un signe que le pays s'en va dans la bonne direction.

Ça signifie le changement. Ça signifie que nous sommes sur la bonne voie, que nous sommes pleins d'espoir, que cette nation s'est réveillée. Il y a eu une arrestation dans le cas de Cassidy. En espérant que ce soit un catalyseur de changement.

Annie Bernard-Daisley, présidente, Association des femmes autochtones de la Nouvelle-Écosse

Le faisceau de l'Université Dalhousie a été illuminé vers 18 h vendredi ici devant la pavillon de design Richard Murray.

Les drapeaux sont mis en berne sur tous les campus pour souligner cette journée.

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Nouveau-Brunswick

Égalité des sexes