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Un admirateur du tueur de Polytechnique de nouveau arrêté à Montréal

Jean-Claude Rochefort en entrevue.

Le SPVM a arrêté Jean-Claude Rochefort à son domicile jeudi soir.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un homme à l'origine d'un site Internet qui publie des articles « faisant notamment l’apologie du responsable de la tuerie de Polytechnique, Marc Lépine » est de nouveau accusé d’avoir fomenté la haine envers les femmes.

Déjà qualifié de « bombe à retardement » par un juge et accusé d’avoir proféré des menaces envers les femmes dans un blogue antiféministe à caractère haineux il y a 10 ans, Jean-Claude Rochefort a été arrêté de nouveau, dans la nuit de jeudi à vendredi, par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Maintenant septuagénaire, Rochefort écrivait sous le couvert d’un pseudonyme. L’équipe de cyberenquête du SPVM a pu le retracer, et les policiers l’ont arrêté à son domicile et ont saisi du matériel informatique.

L’accusé a comparu et demeure détenu jusqu’à son enquête sur remise en liberté provisoire, qui aura lieu lundi.

Selon le SPVM, Rochefort a publié de nouveaux billets sur des blogues, il y a environ un mois, relayant du matériel misogyne, faisant l'apologie de tueries de masse ou encore partageant des photos de Marc Lépine.

Une demande traitée en vitesse

Le SPVM a obtenu, au cours des dernières 24 heures, un mandat d'urgence afin d'obliger Google à révéler les coordonnées de l'adresse IP dont se servait l'accusé pour mettre ses billets de blogue en ligne.

Il semble que la police de Montréal ait voulu accélérer les procédures dans cette affaire, puisque Jean-Claude Rochefort projetait d'organiser un rassemblement au centre-ville de Montréal, en marge des commémorations de la tuerie de Polytechnique, qui a coûté la vie à 14 femmes il y a précisément 30 ans.

Ce n’est pas nécessairement qu’il y avait une menace imminente, mais évidemment, lorsqu’on fomente la haine et qu’on fait l’apologie d’une personne qui a fait une tuerie de masse, il y a une certaine urgence d’agir, a commenté le relationniste du Service de police de la Ville de Montréal, Manuel Couture.

L'accusation d'incitation à la haine à laquelle avait fait face Rochefort, il y a 10 ans, avait été rejetée à l'époque, car la cour ne considérait pas qu'elle pouvait s'appliquer aux femmes en général.

Avec des informations de Pascal Robidas

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