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Un refuge pour animaux sauvages contraint de fermer ses portes

Le refuge pour la faune Wild at Heart de Lively, dans le Grand Sudbury.

Le refuge Wild at Heart accueillait environ 900 animaux par année de partout dans le Nord-Est de la province, incluant des serpents, des aigles et des renards.

Photo : Radio-Canada / Isaac Gauthier

Radio-Canada

Le refuge Wild at Heart de Lively, dans le Grand Sudbury, a cessé ses activités au début du mois de décembre, faute de financement, après plusieurs années à s’occuper d’animaux sauvages de toutes sortes.

Le refuge était le seul de la région de Sudbury qui pouvait accueillir des ours noirs, de grands carnivores comme des coyotes, des ongulés (orignaux, cerfs, etc.) et des animaux semi-aquatiques tel le castor.

Un ours noir blessé à la tête en train de manger.

Cet ours frappé par un train au nord de Sudbury a été soigné par le refuge Wild at Heart.

Photo : Wild at Heart

L'établissement accueillait environ 900 animaux par année de partout dans le Nord-Est de la province, incluant des serpents, des aigles et des renards.

L’autre refuge d’animaux sauvages du Grand Sudbury, le Turtle Pond Wildlife Centre à Val Caron, n’a pas l’expertise pour soigner ces types d’animaux sauvages, s'occupant plutôt de reptiles et d’autres petits animaux.

Un renard caché dans un abri.

Un renard recueilli par le refuge pour animaux sauvages Wild at Heart.

Photo : Radio-Canada / Juliane Breton

Le fondateur du centre Wild at Heart, le vétérinaire Rod Jouppi, affirme que la décision n’a pas été facile, mais que les efforts pour la recherche de financement n’ont pas été suffisants.

Nous n’avons jamais été en mesure d’amasser assez d’argent au cours de l’année pour faire ce que nous faisons et c’est cher, a-t-il confié en entrevue avec CBC.

Le fondateur du refuge pour la faune Wild at Heart, le vétérinaire Rod Jouppi.

Rod Jouppi prend soin d'animaux depuis une quarantaine d'années.

Photo : Radio-Canada / Isaac Gauthier

Même si le Dr Jouppi et les autres membres du conseil d’administration offraient leur temps et expertise de façon bénévole, le centre avait besoin de 125 000 à 150 000 $ par année pour fonctionner.

Nous n’obtenons aucun paiement d’aucun ordre de gouvernement ou de quoi que ce soit sur une base continue, donc c’est une lutte chaque année.

Rod Jouppi, vétérinaire et fondateur du refuge Wild at Heart

Le centre a reçu des bourses pour embaucher de façon temporaire des étudiants, mais n'avait pas d'employés permanents et avait de la difficulté à trouver de nouveaux bénévoles.

M. Jouppi affirme que Wild at Heart a tenté, sans succès, de se trouver un partenaire majeur pour rester ouvert.

Le refuge s’était aussi lancé dans l’écotourisme en 2016.

Rod Jouppi espère que quelqu’un d’autre prendra la relève pour offrir un service de protection de la faune semblable à celui de Wild at Heart.

Un hibou.

Le centre accueillait aussi des oiseaux de proie comme ce hibou.

Photo : Radio-Canada / Juliane Breton

Mais je n’imagine personne faire quelque chose, de la même ampleur que nous, sans une sorte de revenu continu, a-t-il ajouté.

J’espère vraiment qu’il y a un ordre de gouvernement qui jugera bon d’appuyer un centre pour la faune à l’avenir. Il n’y a pas de gens en bonne santé sur notre planète sans animaux en bonne santé.

Rod Jouppi, vétérinaire et fondateur du refuge Wild at Heart

C'est l'organisme Pet Save qui prendra possession de la propriété et du bâtiment de Wild at Heart. Cette organisation sauve des chiens et des chats abandonnés et maltraités depuis près de 20 ans.

Mais Dr Jouppi déplore que Pet Save ne sauve pas les animaux sauvages.

On ne peut pas mélanger les animaux sauvages et les animaux domestiques, explique M. Jouppi. Ce n’est pas permis par les règlements du ministère des Richesses naturelles et ils n’ont pas d’expertise dans ce domaine.

Avec les informations de CBC

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