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Comment ne pas empoisonner sa famille pendant les Fêtes

La nourriture étant au centre des Fêtes, comment assurer la salubrité des plats préparés et éviter un empoisonnement alimentaire?

Une dinde de Noël.

La dinde est un des plats traditionnels pendant le temps des Fêtes, mais il serait plus sécuritaire de faire cuire la farce séparément.

Photo : iStock / evgenyb

Monique Bourque

Personne ne veut être responsable d’avoir contaminé ses invités à cause d’une mauvaise manipulation de nourriture. Marie-Josée Bolduc, spécialiste des politiques sur les aliments à Santé Canada, suggère aux Canadiens de prendre quatre principales précautions au moment de préparer des plats de Noël.

1. Nettoyer

Tout ce qui est en contact avec les aliments doit être propre.

Mme Bolduc rappelle qu'il faut toujours se laver les mains à l’eau chaude ou tiède pendant au moins 20 secondes avant de commencer à cuisiner et à chaque nouvelle manipulation d'aliment.

Elle recommande aussi de nettoyer toutes les surfaces de travail.

Trois tranches de cantaloup avec la pelure sur un comptoir.

La pelure du cantaloup devrait être lavée avant de le couper.

Photo : Pixabay/ImagesBG

Lorsque vient le temps de préparer les aliments, on a l’habitude de laver les fruits et les légumes, mais Mme Bolduc remarque qu’on oublie parfois de nettoyer ceux qu’on va peler. Elle précise qu’il est important de bien nettoyer la pelure en la lavant à grande eau.

Par exemple, le cantaloup comprend beaucoup de nervures, ce qui peut amener des résidus de terre ou de poussière à s'y incruster. Quand on le coupe, le couteau peut transporter jusqu'à la chair certaines de ces bactéries qui sont sur la pelure.

Sans oublier le couteau, qui peut à la fois servir à couper les viandes ou les légumes. Il doit être bien nettoyé à chaque nouvel aliment.

2. Séparer

Certains aliments sont plus sensibles à la contamination bactérienne.

La viande crue ou les fruits de mer peuvent contenir des bactéries qui sont nocives pour la santé et plus susceptibles de provoquer une contamination. Il est donc important de séparer ces aliments de ceux qui sont cuits ou qui vont servir à des plateaux de crudités, précise la spécialiste.

Un chef coupe du boeuf au couteau.

Il faut s'assurer que ni la viande crue ni les instruments utilisés pour la couper ne touchent aux autres aliments.

Photo : Radio-Canada

Certaines personnes choisissent des planches à découper séparées ou de couleurs différentes afin d’éviter la contamination croisée.

Lorsqu'un aliment est cuit, il faut changer d’assiette parce que les jus de viande peuvent contaminer les récipients.

Marie-Josée Bolduc conseille aussi de ne pas placer les viandes cuites dans les assiettes qui ont été utilisées pour la viande crue.

3. Cuire

Chaque aliment a sa température idéale de cuisson.

L’outil incontournable pour maîtriser la cuisson : le thermomètre.

Santé Canada recommande aux Canadiens de cuire les aliments à des températures idéales pour éviter les risques de contamination. Pour y arriver, on insère le thermomètre de cuisson au milieu de l’aliment ou de la viande.

Une personne plante un thermomètre de cuisine dans un morceau de viande qui cuit au four.

Le thermomètre est la façon la plus simple et efficace d'assurer la bonne cuisson.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Et puisque les temps de cuisson sont différents, Mme Bolduc pense qu’il serait plus sécuritaire de cuire la farce et la dinde séparément, pour éviter la contamination croisée.

Et que fait-on de cette coutume bien-aimée des enfants qui goûtent à la pâte à biscuits non cuite ou au mélange à gâteau?

Selon Mme Bolduc, si ces mélanges contiennent des oeufs crus, ces derniers ne sont pas pasteurisés et peuvent être contaminés. Il est donc important de cuire la préparation avant de la consommer.

4. Réfrigérer

La spécialiste résume cette étape ainsi : garder ce qui doit être chaud, chaud. Et ce qui doit être froid, froid.

La réfrigération est très importante pour les aliments qui peuvent être périssables.

La règle d’or? Pas plus de deux heures à une température entre 4 et 60 degrés Celsius.

Et comme la température ambiante se situe autour de 21 degrés Celsius, il serait préférable de ranger les plats au réfrigérateur s'ils risquent de passer plus de deux heures à l'extérieur. Si le temps recommandé est dépassé, la nourriture doit être jetée, explique Santé Canada.

Une femme saisit un citron dans un réfrigérateur ouvert.

Les aliments ne doivent pas être exposés à la température pièce plus de deux heures.

Photo : iStock

Dans le cas d’un repas communautaire, où chacun amène un plat à partager, le temps de transport doit être compté.

Et dans l'éventualité où le trajet entre le domicile et le lieu d'accueil est plus long, Mme Bolduc suggère aux Canadiens de préparer les plats sur place. Pour les assiettes froides comme les crudités, les trempettes ou les crevettes, elle recommande de les transporter dans une glacière.

Et que faire des restes?

Tout peut se conserver si on ne dépasse pas la période de deux heures à température ambiante.

Ce qui est suggéré par Marie-Josée Bolduc, de Santé Canada, c’est de transvider la nourriture dans de plus petits contenants et de séparer les sauces des viandes.

Quand viendra le temps de réchauffer, il faudra faire bouillir les soupes et les sauces et assurer la température adéquate pour le plat.

Si les restes ne sont pas consommés à l’intérieur de trois jours, il est toujours possible de les congeler pour faire durer le plaisir dans la nouvelle année.

Avec les renseignements de l'émission Michel le samedi

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