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Commission sur la DPJ : « Il n'y aura pas de représailles », assure Carmant

Plan rapproché du Dr Carmant.

Lionel Carmant, député caquiste de Taillon et ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, à l'Assemblée nationale en juin 2019

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Marie Maude Pontbriand

Les intervenants en protection de la jeunesse peuvent témoigner à la commission sur la DPJ sans crainte de représailles, assure le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Il n'y aura pas de représailles, j'en ai parlé aux DPJ des CISSS et des CIUSSS, j'en ai parlé au syndicat. Il n'y en aura pas, de représailles, a fait savoir vendredi Lionel Carmant.

La présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Régine Laurent, a dénoncé jeudi une « omerta » au ministère de la Santé. Elle a demandé que les intervenants aient l'assurance qu'il n'y aura pas de représailles à leurs témoignages.

La Commission, c'est pour les enfants, pas question que la bureaucratie vienne empêcher de faire bien comme il faut leur travail, a insisté le ministre.

Je tiens à rappeler à tout le monde, il n'est pas question que les gens aient peur d'aller témoigner.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Ce n'est pas la première fois que le ministre délégué lance ce genre de message. Le 21 octobre, il faisait parvenir une lettre aux PDG des CIUSSS et des CISSS, leur demandant de veiller à soutenir la Commission.

Afin d'assurer le succès de ces forums et de ces rencontres, nous comptons sur votre pleine et entière collaboration afin que les membres de votre organisation, dont la participation sera souhaitée, puissent contribuer à la réussite de ces diverses consultations, pouvait-on lire dans le courriel qui a aussi été envoyé à Régine Laurent.

La loi du silence depuis 2014

Cette omerta, elle existe depuis l'arrivée du ministre Barrette et de son projet de loi sur la gouvernance du réseau de la santé, en 2014, explique le vice-président à la Fédération des professionnelles de la CSN, Danny Roy.

Le syndicat qui représente les intervenants souhaite même inclure des clauses de protection des lanceurs d'alerte dans la négociation des prochaines conventions collectives.

M. Roy affirme avoir des exemples concrets de personnes qui ont eu droit à des représailles après s'être prononcées sur la place publique.

Éviter la surcharge de travail

En plus de la protection pour les intervenants qui témoigneront, il demande que les employés soient remplacés pendant qu'ils vont témoigner, afin de s'assurer que leur contribution à la Commission ne génère pas pour eux une surcharge de travail.

« Une personne du centre jeunesse qui quitte pour aller aux toilettes, elle a 15 messages sur son répondeur quand elle revient », illustre le vice-président à la CSN.

Enfin, il faut assurer les intervenants que leur témoignage sera utile, parce que « présentement dans le réseau les intervenants ne sont jamais écoutés », conclut-il.

La CSN incite ses membres à témoigner : « On est persuadés qu'il y a une occasion là, avec la commission Laurent, d'influencer les façons de faire pour tous les services qui sont donnés aux enfants et aux familles », affirme M. Roy.

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