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Une autre grève d'un jour dans des écoles en Ontario, mercredi prochain

Des manifestants brandissent des pancartes dénonçant les coupes du gouvernement.

La Fédération des enseignants des écoles secondaires affirme que le gouvernement refuse d'assouplir ses positions, malgré le débrayage de ses membres le 4 décembre.

Photo : Radio-Canada / Camille Feireisen

Radio-Canada

La Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) annonce un deuxième débrayage d'un jour touchant des écoles anglaises et françaises le 11 décembre, si une entente n'est pas conclue d'ici là avec le gouvernement de Doug Ford.

Cette grève priverait de cours des milliers d'élèves de neuf conseils scolaires anglophones et d'une quarantaine d'écoles françaises.

Selon la FEESO, la grève de ses membres le 4 décembre n'a pas permis de dénouer l'impasse dans les négociations contractuelles.

Le syndicat soutient que les progressistes-conservateurs refusent toujours d'avoir des « discussions sérieuses » au sujet de points litigieux comme l'augmentation de la taille des classes et l'imposition par la province de deux cours en ligne au secondaire.

Nous sommes déçus et sidérés par ce qui semble être de l'indifférence de la part du gouvernement quant aux préoccupations légitimes et bien documentées des parents, des élèves et des éducateurs.

Harvey Bischof, président de la FEESO
Un homme avec un t-shirt rouge parle à des journalistes dans un hall.

« Nous sommes absolument prêts à revenir à la table et à négocier », assure Harvey Bischof.

Photo : Radio-Canada

M. Bischof « comprend » que les débrayages de ses membres « créent une perturbation temporaire » pour les élèves et leurs familles. Il affirme, toutefois, que si le syndicat ne tient pas tête à Doug Ford, il y a aura des « perturbations à long terme pour les élèves et tout le système d'éducation ».

Le président de la FEESO affirme vouloir retourner à la table des négociations lorsque le ministre de l'Éducation leur fera une proposition concrète.

Nous avons besoin qu’ils disent qu’ils ont une proposition à faire et nous serons de retour à la table de négociation en un clin d’œil. Ce que nous ne ferons pas, c'est simplement fixer une date et rester assis pendant quatre jours sans faire une seule proposition, ce qui s'est produit plus tôt cette semaine.

Ginette Lefebvre est psychomotricienne et présidente de l’unité 57 de la FEESO, une unité représentant le personnel de soutien à Sudbury et dans le Nord de l’Ontario. Elle affirme que le syndicat ne veut pas fléchir face à l'enjeu de la crise.

Une femme en entrevue dans un hall.

« Nous sommes du personnel de soutien et 75% de mes membres ne font pas 45 000 $ par année, alors non, on ne fait pas 92 000 $ par année », a déclaré la psychomotricienne Ginette Lefebvre.

Photo : Radio-Canada

Les gens sont déterminés, ils sont un peu anxieux, mais veulent faire les actions nécessaires pour faire valoir leur point de vue et garantir le soutien dans les salles de classe auprès des élèves qu’ils desservent, rapporte-t-elle.

Présentement, il n’y a aucune garantie au sujet de nos postes alors souvent, lorsqu’il y a des coupures à l’intérieur des conseils scolaires, les premières personnes à disparaître sont le personnel de soutien et on forme une équipe autour de l’élève et on est vraiment essentiel à l’éducation des élèves les plus vulnérables dans nos écoles, explique-t-elle.

En plus d'enseignants, la FEESO représente des aides-enseignants et du personnel de bureau dans des dizaines d'écoles françaises en Ontario, ce pour quoi ces écoles avaient fermé leurs portes lors de la grève du 4 décembre et seraient à nouveau touchées le 11 décembre.

Qui sera touché en cas de grève le 11 décembre?

Les conseils scolaires anglophones suivants :

  • Le Conseil public anglais de Toronto (TDSB)
  • Le Conseil catholique Brant Haldimand Norfolk
  • Le Conseil de district Grand Erie
  • Le Conseil de district Near North
  • Le Conseil de district Rainy River
  • Le Conseil de district Simcoe County
  • Le Conseil catholique de district Simcoe Muskoka
  • Le Conseil de district Trillium Lakelands

Les écoles françaises suivantes :

A) Conseil scolaire catholique MonAvenir

  • École élémentaire catholique Saint-Noël-Chabanel (Toronto)
  • École élémentaire catholique Saint-Jean-de-Lalande
  • Garderie Mon Petit Jardin
  • École élémentaire catholique Sainte-Marguerite-d’Youville
  • Conseil scolaire catholique MonAvenir, siège social (110 Drewry)
  • École secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel
  • École élémentaire catholique Sainte-Madeleine
  • École secondaire catholique Saint-Frère-André
  • École élémentaire catholique du Sacré-Cœur (Toronto)
  • Point de Service Nord Est
  • École secondaire catholique Père-Philippe-Lamarche
  • École élémentaire catholique Notre-Dame-de-Grâce
  • École élémentaire catholique Georges-Étienne-Cartier
  • École élémentaire catholique du Bon-Berger
  • École élémentaire catholique Frère-André
  • École élémentaire catholique Notre-Dame-de-la-Huronie
  • École secondaire catholique Nouvelle-Alliance
  • École élémentaire catholique Sainte-Croix
  • École élémentaire catholique Saint-Louis
  • École élémentaire catholique Samuel-de-Champlain
  • École élémentaire catholique Marguerite-Bourgeois (Borden)
  • École élémentaire catholique Sainte-Marguerite-Bourgeoys (Brantford)
  • École élémentaire catholique Sainte-Marie (Simcoe)

Toutes ces écoles seront fermées et les élèves devront rester à la maison, a communiqué le conseil scolaire MonAvenir. Aucun transport ne sera assuré pour ces écoles listées ci-dessus. Les parents doivent mettre en place un plan alternatif pour la garde de leurs enfants.

B) Conseil scolaire public Viamonde

  • École élémentaire La Pinède
  • École secondaire Le Caron
  • École publique Saint-Joseph
  • École secondaire Roméo-Dallaire
  • École élémentaire Chantal-Benoit
  • École élémentaire La Source
  • École élémentaire Laure-Rièse
  • École élémentaire Jeanne-Lajoie
  • Académie Alexandre-Dumas
  • École élémentaire Micheline-Saint-Cyr
  • École élémentaire Charles-Sauriol
  • École élémentaire Mathieu-da-Costa
  • École élémentaire Félix-Leclerc
  • École secondaire Toronto-Ouest
  • École élémentaire Gabrielle-Roy
  • École secondaire Collège Français
  • École élémentaire La Mosaïque
  • École élémentaire Pierre-Elliott-Trudeau
  • Siège social

C) Conseil scolaire des écoles publiques de l'Est de l'Ontario

  • École secondaire publique Marc-Garneau (Trenton)
  • École élémentaire publique Cité-Jeunesse (Trenton)

D) Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE)

  • L’École élémentaire catholique L’Envol à Trenton

L’École élémentaire catholique L’Envol à Trenton sera la seule école du CECCE à devoir annuler les classes pour les élèves, le mercredi 11 décembre prochain, à moins qu’une entente ne soit conclue d'ici là, indique le conseil scolaire. Toutes les autres écoles du CECCE seront ouvertes, ainsi que les garderies, les services de garde préscolaires et les services de garde avant et après l’école.

« Inacceptable », dénonce le ministre

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, sort d'un bureau en se pinçant les lèvres.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, critique la décision du syndicat.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, rétorque que le gouvernement a été « raisonnable » à la table de négociation, alors que le syndicat « refuse de broncher ».

Selon lui, les salaires forment le principal point en litige. Il affirme que la FEESO continue à réclamer des augmentations annuelles de 2 %, alors que les enseignants gagnent déjà en moyenne 92 000 $ par année.

Ceci est inacceptable, ceci est irresponsable.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation

Le ministre Lecce affirme qu'il coûterait 750 millions de dollars de plus à la province pour augmenter les salaires des enseignants de 2 % plutôt que de 1 %, comme prévu dans la loi sur la rémunération des employés du secteur public.

Je pense que les parents s'attendent à ce que toutes les parties soient raisonnables, lance le ministre. Il incite à nouveau le syndicat à accepter l'aide d'un médiateur privé.

Les conventions collectives des enseignants ontariens sont échues depuis le 31 août.

Les enseignants des écoles publiques anglaises de l'élémentaire font actuellement la grève du zèle, alors que ceux des écoles catholiques anglaises de l'élémentaire et du secondaire auront le droit de déclencher une grève le 21 décembre.

Pour leur part, les membres de l'Association des enseignants franco-ontariens doivent participer à un vote de grève du 18 au 20 décembre prochain.

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