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Réduire les services ou augmenter les impôts : le dilemme d’Edmonton

Les conseillers municipaux sont assis dans la salle du conseil, face à d'autres personnes.

Le conseil municipal débattra des budgets d’investissement et de fonctionnement pour les années 2020-2023 à partir du 11 décembre.

Photo : Radio-Canada / Nathan Gross

Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes sont venues s’exprimer devant le conseil municipal, jeudi, lors des consultations budgétaires. Certaines ont plaidé pour le maintien des services publics, tels que les centres de loisirs, tandis qu'un grand nombre de représentants du milieu des affaires ont demandé à la Ville de mettre un frein aux augmentations d’impôts, ce qui place le conseil municipal devant un dilemme.

Cela doit cesser, a dit la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce d’Edmonton, Janet Riopel, au sujet des frais que doivent supporter les petites et moyennes entreprises de la capitale. Le milieu des affaires a peur, et certains sont en train de perdre espoir, a-t-elle ajouté.

Le propriétaire de l’entreprise de fabrication Antrim Industries, Adam Guiney, a expliqué aux conseillers municipaux qu’il avait dû réduire son personnel de 40 % ainsi que les salaires et les avantages sociaux de ses employés au cours des dernières années.

L’industrie de la fabrication fait face à une compétition internationale, a rappelé M. Guiney. Ses clients sont essentiellement situés aux États-Unis et au Moyen-Orient. Les coûts sont plus élevés en Alberta qu’au Texas, selon M. Guiney, qui envisage de transférer son entreprise dans cet État si Edmonton ne crée pas un environnement plus compétitif.

On ne peut pas être imposé de la même manière que le commerce de détail, par exemple, qui fait de plus grandes marges et paie des salaires inférieurs, a-t-il fait remarquer.

À la recherche d’économies

Mme Riopel estime que la Ville devrait aussi reconsidérer ses projets, et donc ses dépenses, en matière d'infrastructures.

Toutefois, le conseiller municipal Ben Henderson est inquiet de l’impact que cela pourrait avoir sur les travailleurs. Si l'on commence à freiner nos dépenses dans ce domaine, alors que la province le fait aussi [...] cela commence à inquiéter l’industrie de la construction, à qui nous avons parlé il y a quelques semaines, a-t-il déclaré.

Une femme aux cheveux bruns, portant des lunettes rouges et un châle, parle devant un micro.

Janet Riopel explique qu'il y a une grande inquiétude parmi les petites et moyennes entreprises d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Nathan Gross

Ces discussions ont lieu alors que la Ville cherche à économiser 28,5 millions de dollars en coûts de fonctionnement, simplement pour pouvoir maintenir l’augmentation de 2,6 % de la taxe foncière déjà approuvée pour 2020.

Dans le contexte des compressions budgétaires provinciales, Edmonton fait également face à un déficit de 184 millions de dollars en dépenses d’infrastructures. Ce qui signifie que la Ville a besoin de faire encore davantage d’économies si elle veut éviter d’autres augmentations d’impôts.

La fermeture de quatre centres de loisirs permettrait d’économiser 1,7 million de dollars, selon l’administration municipale. Mais Joe Hewko, qui est un client du centre de loisirs Eastglen, l’un des quatre concernés, a expliqué au conseil municipal qu’un groupe de bénévoles souhaitait trouver un moyen de faire fonctionner le centre sans que le financement ne soit augmenté.

La Ville pourrait aussi envisager de suspendre d’autres projets tels que le centre et le parc Lewis Farms et le centre de loisirs Coronation.

Le conseiller municipal Tim Cartmell pense qu’il faut trouver un équilibre entre le réexamen de certaines décisions et le maintien de la confiance de la population envers la Ville. Car réviser nos choix, estime-t-il, crée des risques, de l’incertitude et compromet la capacité de la Ville à être compétitive.

Le conseil municipal débattra des budgets d’investissement et de fonctionnement pour les années 2020-2023 à partir du 11 décembre.

Avec les informations de CBC

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