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3 semaines pour recruter 12 enseignants, un défi au Nouveau-Brunswick

Des élèves lèvent la main dans une classe.

Plusieurs écoles du District scolaire francophone Sud manquent d'enseignants ou de suppléants, de concierges et de chauffeurs d'autobus scolaire.

Photo : iStock

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le District scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick cherche à recruter une douzaine d’enseignants d’ici janvier.

Des écoles manquent d’enseignants ou de suppléants à plusieurs endroits, notamment à Fredericton, Saint-Jean et Sainte-Marie-de-Kent.

Ce sont [pour] la plupart [...] des contrats [...] pour le reste de l’année scolaire ou bien des postes de suppléance à long terme. Nos listes de suppléance également, nous avons encore besoin de recruter davantage de suppléants, précise la directrice générale du District scolaire francophone Sud, Monique Boudreau.

Les districts scolaires ont diverses stratégies de recrutement, mais la pénurie de personnel se fait sentir malgré tout.

Depuis trois ans, nous vivons la même situation, puis même si on met des initiatives de recrutement, on a même une [personne au recrutement] embauchée à temps plein, on se promène partout au Canada, même outremer pour faire du recrutement, et on se retrouve avec une pénurie de personnel, explique Monique Boudreau.

La directrice générale du district scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick, Monique Boudreau.

La directrice générale du district scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick, Monique Boudreau.

Photo : Radio-Canada

Le district scolaire manque aussi de chauffeurs d’autobus scolaires et de concierges, souligne-t-elle, et il demande l'aide du gouvernement.

On collabore avec le ministère de l’Éducation. On essaie d’inciter aussi le gouvernement à émettre des incitatifs et des stratégies aussi. On nous dit que ça s’en vient. On a besoin de stratégies de recrutement à long terme, ajoute Monique Boudreau.

De ce côté, le ministère travaille en collaboration avec les associations d'enseignants, les facultés d'éducation et les districts scolaires pour trouver des solutions.

Julie Mason dans les bureaux du ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick.

Julie Mason, sous-ministre adjointe.

Photo : Radio-Canada

On travaille avec les districts - donc dans les deux secteurs - pour développer une stratégie à court terme et à long terme pour les appuyer dans le recrutement et la rétention des enseignants partout dans la province, dit Julie Mason, la sous-ministre adjointe aux services éducatifs francophones au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance. 

Le problème se fait surtout sentir dans le sud et le sud-est du Nouveau-Brunswick, selon Mme Mason.

En attendant, dans un milieu francophone minoritaire comme Fredericton, le défi est grand, d'autant plus que les districts anglophones cherchent des francophones pour enseigner en immersion française.

Mireille Fontaine-Vautour.

Mireille Fontaine-Vautour, directrice de l’École les Éclaireurs, à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

On cherche à voir comment on va répondre aux besoins des élèves, comment on va assurer un enseignement de qualité, tout en maintenant les services qu'on a déjà en place, dit Mireille Fontaine-Vautour, directrice à l’École les Éclaireurs.

Mme Fontaine-Vautour craint que certaines ressources en littératie ou en francisation soient sacrifiées pour assurer que les élèves ont un enseignant ou une enseignante en salle de classe. Elle souhaite pouvoir recruter d'ici la fin de l'année tout le personnel dont son école a besoin.

Avec les renseignements de Michel Corriveau

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