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Des fenêtres restaurées à l'église Sacré-Coeur de Chicoutimi

L'église Sacré-Coeur est situé au cœur du quartier du Bassin dans l'arrondissement de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Mélyssa Gagnon

L’église Sacré-Cœur, à Chicoutimi, poursuit sa cure de jouvence. Après la toiture de la sacristie, refaite l’an dernier au coût de 650 000 $, c’est maintenant au tour des fenêtres de retrouver leurs lettres de noblesse.

Le temple religieux, situé en plein cœur du quartier historique du Bassin, reçoit cette semaine un premier lot de fenêtres restaurées.

Après quatre mois passés dans un bâtiment aux fenêtres placardées, les paroissiens qui fréquentent l’église reverront donc le soleil juste à temps pour Noël.

Les fenêtres restaurées

Les fenêtres ont été restaurées par une entreprise de Saint-Jean-Port-Joli, dans le respect des traditions ancestrales.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

La quarantaine de châssis de l’église construite entre 1903 et 1905 retrouvent leur cachet d’antan grâce à une firme de Saint-Jean-Port-Joli qui les traite aux petits oignons. Il ne s’agit pas d’une mince affaire puisque des critères de restauration bien précis encadrent la réalisation des travaux.

Les fenêtres et deux rosaces sont restaurées dans le plus pur respect des traditions ancestrales. Un travail de moine puisque plusieurs couches de peinture et de vernis appliquées au cours des 115 dernières années doivent être retirées.

L'église Sacré-Coeur en hiver.

L'église Sacré-Cœur trône fièrement près de la petite maison blanche.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Ces fenêtres-là sont déplacées par une entreprise de la région, scellées dans un conteneur et envoyées à une entreprise de Saint-Jean-Port-Joli. Comme il y a eu du plomb dans les années 40 et 50, elles sont décontaminées. S’il y a une restauration à faire, on le fait avec le même type de bois et ensuite, on les reteint avec la seule huile qui est autorisée et qui demande quatre couches qui sèchent chacune quatre jours. C’est donc 16 jours seulement pour teindre ces fenêtres-là, explique Serge Lemelin, du comité Les amis de l’église Sacré-Cœur.

Des travailleurs dans une grue en train d'installer des fenêtres.

Des travailleurs de Constructions Gigari installent les fenêtres restaurées de l'église Sacré-Coeur.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Les vitres originales sont nettoyées et conservées. Les cadres sont peints d’une teinte de vert fidèle à celle de l’époque.

Des travaux scrutés à la loupe

Au cours des derniers jours, des employés de la firme Gigari ont retiré les panneaux de contreplaqué du mur de la nef qui longe la rue Bossé. Ils les ont soigneusement remplacés par les fenêtres restaurées, qui retrouvent leur place de choix devant les vitraux installés à l’intérieur de l’église dans les années 50.

Une vue de la ville prise à travers une ouverture dans une rosace.

Une quarantaine de fenêtres et deux rosaces, comme celle située sur la façade de l'église, sont restaurées au coût de 500 000 $.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec scrute à la loupe tous les travaux réalisés à l’église Sacré-Cœur.

On doit soumettre des plans, les techniques, les processus pour tous les travaux et ensuite, ils doivent être approuvés avant d’être commencés. On respecte scrupuleusement et des fois on a des avis. Il faut corriger des choses, mais le ministère fait un excellent travail avec nous.

Serge Lemelin, Les amis de l'église Sacré-Coeur

Le projet de 500 000 $ culminera au printemps avec l’installation des dernières fenêtres. En deux ans, l’église Sacré-Cœur, qui détient une citation patrimoniale de classe A, aura reçu des investissements dépassant le million de dollars. Québec finance 80 % des travaux, mais la Ville et les citoyens s’investissent aussi.

Joseph-Marie Bouchard dans le jubé de l'église Sacré-Coeur.

L'église est un lieu phare pour Joseph-Marie Bouchard, bénévole à la paroisse Sacré-Coeur, qui a grandi dans le quartier.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Pour moi, c’est une joie immense parce que l’église Sacré-Cœur, dans mon cœur à moi, c’est toute mon enfance, mais c’est plus que mon enfance. C’est l’histoire du Bassin. C’est l’histoire de la paroisse Sacré-Cœur, qui était le berceau de la ville de Chicoutimi. Cette église-là représente tellement de belles choses, de beaux souvenirs […] On sait aussi qu’on va léguer aux autres générations un monument qui va être en forme, qui va être en bonne condition, se réjouit Joseph-Marie Bouchard, bénévole à la paroisse Sacré-Cœur.

Les amis de Sacré-Cœur caressent le projet d'une troisième phase de restauration pour l’église. La population sera à nouveau invitée à collaborer afin de préserver ce joyau du patrimoine.

Une vue des vitraux à partir du jubé

Les vitraux ont été installés à l'intérieur de l'église dans les années 50, grâce à l'apport financier de familles du quartier.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

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Saguenay–Lac-St-Jean

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