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QS et le PQ vilipendent le gouvernement Legault pour son arrogance

« On a l'impression que le Parlement, les institutions démocratiques, ça dérange la CAQ », affirme Gabriel Nadeau-Dubois. « Chaque jour nous démontre des signes d'arrogance, de contrôle, de supériorité », renchérit Pascal Bérubé.

Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, devant un lutrin.

Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé ont fait le bilan de session de Québec solidaire vendredi matin à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

François Messier

« Arrogance », « mépris », « amateurisme » : les deuxième et troisième partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont vertement dénoncé les façons de faire du gouvernement Legault, vendredi, lors de leur traditionnel bilan de fin de session.

Après avoir dénoncé l’absence totale de sérieux du gouvernement en matière d’environnement et son nationalisme de façade, le leader parlementaire de Québec solidaire a dit être surtout marqué par la manière dont le gouvernement gère les dossiers.

Le fait que le gouvernement adoptera sous le bâillon son projet de loi sur les tarifs d’Hydro-Québec n’en est qu’une énième démonstration, a illustré Gabriel Nadeau-Dubois. Trois bâillons en six mois, ce n’est ni de l’activité ni de l’hyperactivité. C’est un mépris du Parlement et des institutions, a-t-il dit.

On a l’impression que le Parlement, les institutions démocratiques, le pouvoir législatif, ça dérange la Coalition avenir Québec, a affirmé M. Nadeau-Dubois, entouré de la co-porte-parole du parti, Manon Massé, et de députés de la formation.

Ça s’appelle un pattern. Les ministres de la CAQ n’écoutent personne : pas les oppositions, pas les experts, pas le public, personne. Et pour que personne ne puisse les contredire, ils ont déclaré la guerre aux contre-pouvoirs, a-t-il déploré.

C’est un pattern qui devrait nous inquiéter. En démocratie, les contre-pouvoirs, ce n’est pas des décorations [...], ce n’est pas là pour faire joli. C’est pour freiner les mauvais réflexes des politiciens. C’est pour empêcher les abus, c’est pour garder le public informé.

Gabriel Nadeau Dubois, leader parlementaire de Québec solidaire

M. Nadeau-Dubois affirme qu’il s’agit d’une façon de faire typique des gouvernements conservateurs, qui considèrent les délibérations comme une perte de temps, voire un obstacle à [leur] action gouvernementale.

Soit c’est de l’amateurisme, soit c’est un manque de sensibilité, dit Bérubé

Pascal Bérubé marche avec ses conseillers dans un corridor.

Le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, estime que le gouvernement Legault a fait preuve d'arrogance au cours de la dernière session parlementaire.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le leader par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, a abondé dans le même sens, en soutenant que les ministres du gouvernement ont échoué à faire preuve d’humilité, comme les y avait invités le premier ministre François Legault l’an dernier.

Ça n’a pas été fait. Chaque jour nous démontre des signes d’arrogance, de contrôle, de supériorité [de la part du] gouvernement. Ça paraît à travers les travaux parlementaires, a-t-il laissé tomber, avant d’accuser le gouvernement de la CAQ d’avoir emprunté un certain nombre de traits, et pas les plus glorieux, à l’Union nationale.

Ce piège de l’arrogance, ce manque d’humilité, il paraît au quotidien […] à travers des interventions en Chambre, mais à travers également un regard [que le gouvernement] pose sur les oppositions, et aussi sur les questionnements qu’on a, qu’on apporte du public.

Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois

Les deux partis ont souligné par exemple que le gouvernement a dû faire volte-face dans la réforme du Programme de l’expérience québécoise, piloté par le ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barrette, et dans le dossier des parents adoptants, géré par le ministre du Travail Jean Boulet.

Comment peuvent-ils laisser des projets tels que ceux-là? Soit c’est de l’amateurisme, soit c’est un manque de sensibilité, soit c’est les deux combinés, a lancé Pascal Bérubé.

L’absence de résultats issus de la commission parlementaire sur la fuite de données personnelles chez Desjardins, menée de façon tardive et hâtive, a aussi été montrée en exemple par Québec solidaire et le Parti québécois.

Consolidation chez QS, renouveau au PQ

Les deux partis se disent par ailleurs satisfaits de leur travail à l’Assemblée nationale, et se félicitent d’avoir réussi à mettre de la pression sur le gouvernement, voire à le faire bouger quelque peu dans certains dossiers.

Les deux considèrent toutefois l’avenir de façon bien différente.

Alors que Québec solidaire se félicite de prendre du galon après sa percée historique à l’élection d’octobre 2018, le Parti québécois se prépare à la course à la direction qui se mettra en branle l’année prochaine.

On s’est imposés dans l’ensemble des travaux parlementaires, s’est félicité M. Nadeau-Dubois. Maintenant, on est des incontournables dans l’ensemble de débats qui se déroulent à l’Assemblée nationale. Je pense qu’on n’était pas encore là l’an dernier, parce qu’on était encore sur notre courbe d’apprentissage.

Pour M. Bérubé, il importe que le Parti québécois réussisse la course au leadership, dont les paramètres devraient être fixés cet hiver. Il dit espérer que la course attire le plus de candidats crédibles possible, puisque les électeurs accordent beaucoup d’importance au chef lorsque vient le temps de voter.

Selon lui, le parti choisira vraisemblablement son nouveau leader d’ici la prochaine fête nationale du Québec. Pour l’heure, seul le député Sylvain Gaudreault est sur les rangs pour diriger le parti souverainiste.

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