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Chemin de Compostelle : mission accomplie pour les McGraw

Radio-Canada

C’est sans encombre majeurs que Maurice, Rachel et Shirley McGraw ont marché les 800 kilomètres du chemin de Compostelle pendant les mois d’octobre et novembre. 

C’était un projet de longue haleine, une préparation de plusieurs mois pour y arriver. Puis après tout ce chemin, la famille est de retour à la maison avec l’étrange impression que tout s’est déroulé si vite qu’il aurait aussi bien pu s’agir d’un rêve.

Mais le chemin, ils l’ont bel et bien fait. Maurice estime que les cinq premiers jours sont les plus difficiles. J’avais mal dans un genou pendant les premières journées, mais après ça, j’ai eu une superbe expérience, dit-il. 

Pour Rachel, les kilomètres parcourus lui ont permis de se découvrir des forces. Pour monter les montagnes, je me suis rendu compte que, physiquement, j’étais beaucoup plus forte que je le pensais.

Maurice et Rachel McGraw sur le chemin de Compostelle, devant un monument historique quelconque.

Maurice et Rachel McGraw sur le chemin de Compostelle.

Photo : Coutoisie: Rachel McGraw

Rencontres éphémères

Pour Shirley, les nombreuses rencontres faites sur le chemin étaient parfois trop éphémères pour être vraiment signifiantes. Malheureusement, ça se résume souvent à “pourquoi es-tu ici, qui es-tu, d’où tu viens” et c’est souvent élémentaire car tu leur parles et tu ne les revois plus par la suite, explique-t-elle.

Malgré tout, quelques rencontres restent gravées dans la mémoire des marcheurs. Pour Rachel, par exemple, la rencontre d’une avocate sud-africaine avec qui elle a marché pendant deux jours s’est révélée marquante. Elle s’est beaucoup ouverte et à la fin, elle m’a dit que je devais être une des personne qui la connaissait le mieux au monde, se souvient-elle. 

Le blues du voyageur

Rachel affirme que si les quelques 35 jours de marche représentent un défi, le plus difficile pour elle a été de revenir à sa routine une fois de retour à la maison. Un blues du voyageur en quelque sorte.Là-bas, la seule chose dont on a à se soucier, c’est de marcher, manger, laver notre linge et dormir. Un rythme de vie plus élémentaire qu’il est difficile de quitter pour revenir à la vie normale, plus occupée par les tâches quotidiennes. 

Mais pour Shirley, c’est tout autre. Si le voyage a été une expérience extraordinaire, l’envie de revoir ses amis et de retrouver la maison était bien présente à la fin. 

Conseils de marcheurs

Shirley :

Il ne faut pas se mettre de pression et se dire qu'il faut absolument qu'on le fasse, parce qu’on ne sait vraiment pas comment le chemin va nous recevoir. On a vu des gens qui avaient plein de bonnes intentions et pour qui le corps a flanché et qui ont dû abandonner. Ça c’est un gros deuil à faire. Donc ne pas se mettre de pression.

Maurice :

Il faut soit le faire seul, ou avec une personne que tu connais très bien. Il faut pas oublier que c’est une quarantaine de jours, que tu passes vraiment beaucoup de temps avec cette personne-là et c’est important de bien se connaître.

Rachel :

Moi je pense qu’il faut se mettre en forme avant d’y aller. C’est sur que si tu n’es pas en forme, tu vas le devenir, mais ça va être beaucoup moins pénible si tu es en forme avant d’y aller.

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