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Le Publisac ne devrait être distribué qu'à ceux qui le demandent

Les recommandations du comité d'élus sont « insensibles, incohérentes et impraticables », selon TC Transcontinental.

Un publisac attaché à la boîte aux lettres d'une maison.

La Ville de Montréal pourrait, à terme, restreindre la distribution du Publisac uniquement aux citoyens qui en font la demande explicite.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Radio-Canada

Les circulaires comme le Publisac ne seraient plus distribuées qu'à ceux qui le demandent et non plus de façon systématique, comme c'est le cas actuellement à Montréal. C'est ce qu'a recommandé un comité d'élus dans un rapport attendu dévoilé jeudi soir.

Cette option dite d'adhésion volontaire, ou « opt-in », est une des recommandations proposées par la Commission sur l'eau, l'environnement, le développement durable et les grands parcs de Montréal dans son rapport sur la gestion des circulaires.

Dans la pratique, cela signifie que si la Ville de Montréal va de l'avant avec la principale recommandation, les citoyens qui désireront continuer de recevoir des circulaires devront l'indiquer par la présence d'un autocollant.

La mairesse de Montréal Valérie Plante a indiqué qu'elle étudierait les recommandations du rapport avec intérêt, puisqu'elles sont le fruit d'une large consultation.

La volonté de protéger notre environnement et de réduire notre empreinte écologique anime un large pan de la population montréalaise, comme l'a démontré la consultation publique sur le contrôle des circulaires qui a été lancée, rappelons-le, à la suite d'une pétition signée par plus de 16 000 citoyennes et citoyens.

L’initiateur de cette pétition, Charles Montpetit, était d'ailleurs tout sourire jeudi soir.

Je suis très satisfait, mais en même temps il faut considérer que la bataille n’est pas complètement gagnée, a-t-il indiqué.

Le rapport présenté jeudi soir doit être déposé au conseil municipal en janvier. Ensuite, le comité exécutif aura six mois pour analyser les recommandations et déposer ses propositions.

La conseillère d'arrondissement d'Outremont et présidente de la Commission, Valérie Patreau, précise que la commission voulait proposer une formule qui permette de diminuer la quantité de matière résiduelle qui résulte de la distribution des circulaires.

Charles Montpetit veut que ces recommandations aient force de loi.

On veut que les circulaires ne soient distribuées qu’aux gens que ça intéresse. On veut d’autre part que les sacs de plastique soient interdits comme ils le sont dans les commerces à Montréal et, enfin, on veut que Montréal applique les amendes qui sont déjà prévues dans le règlement actuel, mais qui ne sont pas utilisées quand il y a des contrevenants.

Charles Montpetit
Le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier

François Olivier affirme que les recommandations de la Commission sur l'eau, l'environnement, le développement durable et les grands parcs de Montréal sont insensibles, incohérentes et impraticables.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

TC Transcontinental dénonce le rapport présenté jeudi soir

François Olivier et Isabelle Marcoux, respectivement président et chef de la direction et présidente du CA de TC Transcontinental, étaient sur place jeudi soir pour dénoncer le rapport de la commission.

L'entreprise montréalaise produit le Publisac. François Olivier affirme que les recommandations sont insensibles, incohérentes et impraticables.

Quand on dit que c’est un règlement qui va s’appliquer pour Transcontinental, mais pour le compétiteur Postes Canada on va aller leur demander s’ils veulent mettre fin à leur commerce de courrier non adressé qui représente un milliard de dollars pour le reste du Canada. Qu’est-ce que vous pensez qu’ils vont répondre?

François Olivier, président et chef de la direction de TC Transcontinental

À cela, le vice-président de la Commission Francesco Miele répond que l'administration aurait le devoir moral d’aller chercher avant [de mettre en place sa politique] un engagement du gouvernement fédéral afin d’assujettir Postes Canada au même processus d'''opt-in".

La distribution de porte en porte de 95 % des hebdos au Québec passe par le Publisac, dont une vingtaine à Montréal, selon le mémoire de TC Transcontinental.

Métro Média, propriétaire de nombreuses publications dont le quotidien gratuit Métro, est aussi déçu du rapport affirmant que certaines recommandations sont trop vagues et incomplètes pour rassurer les nombreux lecteurs des journaux locaux sur l'île de Montréal.

L'entreprise dénonce notamment la huitième recommandation du rapport qui prévoit soutenir le développement d'alternatives à la distribution des journaux locaux via les sacs publicitaires, notamment en offrant des espaces de diffusion réservés dans les lieux publics.

Pour Métro Média, il s'agit d’une façon de faire qui n’atteindra qu'une mince couche de la population, ce qui fera à coup sûr fuir les annonceurs qui obtiendraient peu de résultats. Ce n'est que la chronique d'une mort annoncée d'au bas mot 10 publications sur l'île de Montréal et ce chiffre est conservateur.

Avec les informations de Normand Grondin

Avec les informations de La Presse canadienne

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