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Plus de 3000 plaintes d’agressions sexuelles chez Uber aux États-Unis en 2018

Un téléphone mobile ouvert sur une application mobile devant un taxi.

La société déclare également que les déplacements Uber aux États-Unis ont été impliqués dans 58 accidents de la route et neuf meurtres en 2018.

Photo : La Presse canadienne / Graeme Roy

Radio-Canada

La société américaine Uber Technologies a reçu plus de 3000 signalements d'agressions sexuelles, dont 235 viols, liés à ses déplacements aux États-Unis en 2018.

Durant cette période, le service de transport a enregistré environ 1,3 milliard de trajets effectués en sol américain.

Les données sont rendues publiques dans un rapport publié jeudi, au moment où la société est soumise à la pression des autorités de réglementation de nombreuses villes, dont Londres, qui a récemment annulé le permis de la compagnie lui permettant de transporter des passagers en raison de problèmes en matière de sécurité.

Plan serré d'une étiquette avec le logo de l'entreprise Uber collée sur le parebrise d'une voiture.

Uber note que 99,9 % des déplacements ont lieu sans qu'un problème de sécurité soit signalé.

Photo : Associated Press / Jeff Chiu

Je suppose que beaucoup de gens seront étonnés de la rareté de ces incidents, d’autres penseront à juste titre qu’ils sont encore trop courants. Certains seront sensibles à tout ce que nous avons fait en matière de sécurité, d’autres diront que nous avons encore du travail à faire. Tous ont raison, affirme le directeur général d'Uber, Dara Khosrowshahi.

Le rapport offre une définition large du terme agression sexuelle. Cette définition inclut entre autres :

  • les baisers non consensuels d'une partie non sexuelle du corps;
  • la tentative de pénétration sexuelle non consensuelle;
  • les attouchements non consensuels d'une partie sexuelle du corps;
  • et la pénétration sexuelle non consentie.

Les conducteurs représentent environ la moitié des victimes, bien qu'ils soient généralement qualifiés d'agresseurs dans les médias, note Uber.

Faire preuve de transparence

Cette transparence sert à promouvoir la responsabilité et l'amélioration de la sécurité pour Uber et l'ensemble du secteur, soutient la multinationale. Cacher ses informations ne rend personne plus sécuritaire, lit-on dans un communiqué.

Le réseau national Rape, Abuse & Incest (RAINN) est reconnaissant du dévoilement des données par Uber.

Nous aimerions voir des organisations de tous les secteurs, y compris des établissements d'enseignement, déployer des efforts similaires pour suivre et analyser les inconduites sexuelles au sein de leurs communautés, a indiqué dans un communiqué la porte-parole, Emily Robinson.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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