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Les résidus d'amiante, un marché lucratif, estime le ministère de l'Économie

Un rocher dans une mine d'amiante.

Un rocher contenant des veines de chrysotile, duquel est extrait l'amiante.

Photo : Reuters / Ueslei Marcelino

Radio-Canada

Les audiences du BAPE sur la gestion de l'amiante et de ses résidus se sont poursuivies jeudi à Asbestos, où le ministère de l'Économie et des Ressources naturelles a rapporté que le marché de la valorisation des résidus d'amiante représentait un marché de plus de 400 milliards de dollars simplement pour le magnésium.

Plus de 600 emplois pourraient notamment être créés éventuellement pour cette industrie, a renchéri le Ministère.

En fin de journée jeudi, les impacts que peuvent avoir l'amiante et ses résidus sur la santé de la population et des travailleurs ont par ailleurs été contestés par une des 200 personnes qui se sont déplacées pour observer la tenue de la commission d'enquête.

Pourquoi les 300 millions d’Américains à l’exception de ceux de la Californie ont les poumons plus résistants que ceux des quelque 8 millions de Québécois? a demandé le citoyen d'Asbestos.

Le taux de maladie lié à l'amiante qui survient chaque année en Estrie est comparable à celui du Québec, soit 3,3 cas déclarés par année pour 100 000 personnes. Cependant, lorsqu'on regarde le réseau local de service d'Asbestos, ce taux est neuf fois supérieur au taux d'incidence du reste de l'Estrie avec 31 cas déclarés, a indiqué à la Commission Éric Lampron-Goulet, de la Direction de santé publique de l'Estrie.

Les premières consultations publiques ont commencé mercredi soir dans l'ancienne ville minière et se poursuivront jusqu'à vendredi. Celles-ci ont donné le coup d’envoi de la commission d’enquête demandée par le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette, il y a un peu plus d’un mois.

La Commission a également demandé à la CNESST pourquoi la norme d'exposition à l'amiante avait été établie à 0,1% au Québec alors qu'aux États-Unis, reconnus pour être stricts envers le minerai, celle-ci était établie à 1% et que la norme est aussi différente dans le reste du Canada.

La CNESST a répondu qu'il s'agit d'un comité-conseil qui donne des recommandations à son conseil d'administration et qu'elle les relaie ensuite au ministre du travail.

Après Asbestos, les consultations se déplaceront à Thetford Mines, du 10 au 12 décembre.

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