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Victimes d’abus sexuels : l’archidiocèse de Moncton accusé de se traîner les pieds

Des victimes de prêtres pédophiles attendent une indemnisation depuis des années.

La cathédrale de Moncton.

La cathédrale de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’archidiocèse de Moncton dit toujours ne pas avoir d’argent pour indemniser les victimes d’abus sexuels commis par certains de ses prêtres. L’institution religieuse espère un règlement avec sa compagnie d’assurance comme celui survenu à Bathurst.

Plus tôt cette semaine, on apprenait que la compagnie d’assurance Aviva venait de rembourser l’archidiocèse de Bathurst pour couvrir les indemnisations aux victimes de crimes sexuels.

Mais dans une affaire différente de prêtres pédophiles, des dizaines de victimes ont obtenu gain de cause devant les tribunaux il y a quatre ans, et attendent toujours l’argent auquel ils ont droit.

Une de ces victimes est d’ailleurs décédée dans l’intervalle.

L’archidiocèse est incapable financièrement de compenser les victimes avant d’arriver à un règlement avec les assurances. Nous pensons pouvoir y arriver comme l’a fait le diocèse de Bathurst, écrit l’archidiocèse de Moncton dans une réponse par courriel, jeudi.

Entretemps, nous arrivons à payer des sessions de thérapie aux victimes qui le demandent, précise le communiqué attribué à Mgr Valéry Vienneau, l'archevêque.

Un homme en veston cravate communique par webcam de son bureau.

L'avocat Rob Talach.

Photo : Radio-Canada

Cette réponse ne satisfait pas l’avocat Rob Talach, qui représente plus d’une vingtaine de victimes.

L'archidiocèse de Moncton a beaucoup de propriétés, remarque Me Talach, et il est peut-être temps de se départir de certaines d'entre elles. Ces églises ne sont pas pleines, lance-t-il.

Les dirigeants de l'archidiocèse de Moncton, accuse l'avocat, ont l'habitude de faire des collectes de fonds auprès de leurs paroissiens quand ils le désirent, quand c'est important pour eux. De toute évidence, cela n'est pas important, car ils n'ont fait aucun effort pour trouver des fonds pour les victimes.

D’après le reportage de Sophie Désautels

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