•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des examens d’anglais offerts à Grande Prairie à l’initiative d’un Franco-Albertain

Un étudiant lors d'un examen.

La viabilité de la tenue de ces examens de langue à Grande Prairie dépendra de leur popularité.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gestionnaire du Centre pour les nouveaux arrivants de Grande Prairie, Donat Mpunga, a travaillé plusieurs mois pour que des tests de compétence linguistique, qui n'étaient jusque-là offerts que dans les grands centres, puissent être passés près de chez lui.

Pour avoir certains droits et obtenir certains services du gouvernement, il faut parfois prouver sa maîtrise de l'anglais dans un test standardisé, le CELPIP (Canadian English Language Proficiency Index Program).

Donat Mpunga explique que les réfugiés et les résidents permanents qui veulent obtenir la citoyenneté, par exemple, doivent se soumettre à ce test de compréhension et d'expression orale s’ils n'ont pas étudié au Canada ou s’ils n'ont pas étudié en anglais ailleurs dans le monde.

L'entreprise qui gère ces évaluations, Paragon, n'offrait le test que dans de plus grands centres. C’est une question de rentabilité, selon Donat Mpunga. Paragon n'a pas répondu aux demandes de Radio-Canada pour commenter la décision d'offrir les tests à Grande Prairie.

La réussite des personnes qui se soumettent au test était compromise lorsqu'elles devaient se déplacer loin de chez elles, estime le Franco-Albertain qui travaille auprès d'une clientèle migrante.

« On doit rater deux jours de travail, on doit payer le transport aérien ou bien on doit s'y rendre en voiture, trouver un logement, acheter à manger, se préparer et finalement faire le test », raconte-t-il.

M. Mpunga s'est donc mis à la tâche, trouvant un local et l'équipement nécessaire. Après plusieurs mois de travail, il a rallié des organismes de la région et a finalement convaincu Paragon d'offrir les tests dans sa région pour la première fois en février.

« Ça va soulager les gens », croit-il. Le coût de l’examen est inchangé, 280 $, mais les contraintes qui s’y rattachent sont maintenant moindres non seulement pour les personnes de Grande Prairie, mais celles de tout le nord de la province.

L'initiative personnelle du Franco-Albertain a été saluée par d'autres organisations communautaires, comme le Council for Lifelong Learning, partenaire de cette initiative.

Rien cependant n'est encore garanti pour l’avenir. La viabilité de la tenue de ces examens de langue à Grande Prairie dépendra de leur popularité.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Éducation