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Le nombre de plaintes explose à la Société de transport de Trois-Rivières

Un utilisateur du réseau de la Société de transport de Trois-Rivières entre dans un autobus.

Les plaintes ont plus que doublé depuis la mise en service de la nouvelle mouture du plan de transport de la STTR.

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

Sébastien St-Onge

Le département des plaintes de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) en a plein les bras depuis un certain temps. Selon des données obtenues par Radio-Canada en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, les reproches adressés à la STTR ont bondi depuis l’implantation de son nouveau réseau il y a cinq mois.

Les plaintes ont effectivement plus que doublé depuis le 7 juillet dernier, date de mise en service de la nouvelle mouture du plan de transport de la STTR, comparativement à la période comprise entre le 1er août 2018 et le 6 juillet 2019.

Seulement en 2019, le nombre de plaintes est trois fois plus élevé entre juillet et novembre que pour les six premiers mois de l’année.

De façon plus spécifique, les plaintes relatives à l’insatisfaction du parcours ou du service et au nouveau réseau représentent plus du tiers (40 %) de l’ensemble des plaintes reçues depuis juillet dernier.

Ces chiffres sont près de cinq fois plus élevés que ceux relevés avant la mise en place du nouveau réseau de transport de la STTR.

Les données démontrent d’ailleurs que les plaintes concernant précisément ce nouveau réseau ont commencé à être transmises le jour même de l’annonce de la STTR, le 22 mai dernier.

Dans la missive accompagnant ces données, la STTR précise que le système utilisé ne permet pas d’isoler les plaintes des usagers. Il s’agit donc de l’ensemble des plaintes reçues, sans égard au statut de la personne l’ayant formulée.

Écoutez l'entrevue avec le journaliste Sébastien Saint-Onge à Facteur matinal sur le dossier des plaintes à la STTR.

La STTR réagit

Le nombre [de plaintes] est important, convient le directeur général de la STTR Guy de Montigny. On considère qu’un vaste changement comme celui-là, qui implique qu’on change totalement un réseau qui n’avait pas connu de grands changements depuis une trentaine d’années, c’est synonyme de mécontentement et de requêtes.

16 chauffeurs de la STTR sont actuellement en arrêt de travail. S’il ne peut rien dire sur ces situations personnelles, Guy de Montigny convient que le climat tendu des derniers mois s’est fait sentir auprès des chauffeurs.

Sur le nombre total de gens, ce n'est pas que le réseau [qui est en cause], rappelle le directeur général. Il y a des gens qui sont en assurance-salaire pour d'autres raisons. Mais il reste que c'est difficile. On le constate, c'est difficile pour la clientèle, ce l'est aussi pour les chauffeurs.

La grogne au fil du temps

En mai dernier, la Société de transport de Trois-Rivières annonçait une refonte à son réseau, dont les changements allaient entrer en vigueur le 7 juillet.

Parmi les principales modifications : des trajets plus directs, des passages plus fréquents, une offre plus adaptée dans certains secteurs de la ville, un déménagement du terminus du centre commercial Les Rivières à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Une femme marchant sur un trottoir avec un autobus de la Société de transport de Trois-Rivières en arrière-plan.

Des utilisateurs ont manifesté leur mécontentement dès l'annonce de la Société de transport de Trois-Rivères.

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

Le mécontentement des usagers n’a pas tardé à se faire entendre. Lors d’une séance d’information se tenant dans les semaines suivant l’annonce, des centaines de personnes se sont présentées pour faire part de leur inquiétude. Mais la STTRa fermé la porte à des modifications.

Un comité citoyen a été créé, moins d’une semaine après l’implantation du nouveau plan de transport. Celui-ci dénonce, entre autres, les retards des autobus, les changements de trajets et la difficulté dans les transferts, ainsi que la réticence de l'administration municipale à corriger le tir.

La STTR a décidé d’apporter les premières modifications à son nouveau réseau cinq semaines après sa mise en place, notamment dans le but de faciliter les correspondances entre les terminus.

Un autobus de la Société de transport de Trois-Rivières.

La Société de transport de Trois-Rivières promettait notamment des trajets plus directs avec son nouveau réseau.

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

Mais la grogne ne s’est pas estompée. À un point où les chauffeurs d’autobus, qui déploraient que l’élaboration du plan de transport en commun n’ait pas été réalisée avec leur collaboration, ont choisi de se dissocier de la décision de leur employeur.

Puis, dernièrement, la Société de transport de Trois-Rivières a apporté d’autres modifications, dont le retour d’un arrêt au centre commercial Les Rivières dès janvier.

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