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Huawei lance une nouvelle contestation judiciaire aux États-Unis

Le logo de Huawei sur un mur dans un centre commercial.

Cette poursuite est la seconde contestation judiciaire lancée cette année par Huawei contre l’administration Trump.

Photo : Reuters / Aly Song

Reuters

Le géant chinois Huawei demande à la cour fédérale des États-Unis de renverser un règlement qui interdit aux fournisseurs de téléphonie mobile ruraux de se servir de fonds gouvernementaux pour acheter son équipement pour des raisons de sécurité. 

Cette poursuite est la seconde contestation judiciaire lancée cette année par Huawei contre l’administration Trump, qui tente de réduire sa présence commerciale aux États-Unis. L’entreprise tente de préserver ses ventes de téléphones mobiles et d’équipement de réseau depuis qu’elle est devenue la cible de sanctions américaines en mai.

Disant être détenue par son personnel et n’avoir aucun lien au gouvernement, elle nie les allégations américaines selon lesquelles elle constitue une menace de sécurité et faciliterait l’espionnage chinois.

Huawei est au centre des tensions entre ces deux nations, alors que les États-Unis accusent Pékin de voler des brevets d’entreprises étrangères dans le but d’avancer ses ambitions technologiques.

La poursuite allègue que la la Federal Communications Commission (FCC), l’équivalent américain du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), a agi incorrectement lorsqu’elle a voté en faveur de cette interdiction touchant les fournisseurs de téléphonie mobile ruraux.

Cette décision serait fondée sur la politique et non sur la sécurité, s’est désolée la chef des affaires juridiques de Huawei, Song Liuping, en conférence de presse. 

Le géant chinois soutient que la FCC a outrepassé ses pouvoirs en portant des jugements sur la sécurité nationale en adoptant un règlement sans fondement juridique et en qualifiant Huawei de menace à la sécurité sans preuve. 

Deux poursuites en huit mois

En mars, Huawei avait annoncé avoir engagé des poursuites en justice contre le gouvernement américain afin d'obtenir la levée de l'interdiction faite aux agences fédérales et à leurs sous-traitants d'utiliser les produits du groupe chinois pour des raisons de sécurité nationale.

Le Congrès américain a échoué de manière répétée à produire des preuves justifiant les restrictions imposées aux produits Huawei, avait-elle alors écrit dans le communiqué.

Cette interdiction est non seulement illégale, mais elle empêche également Huawei de s'engager dans la concurrence, ce qui finit par nuire aux consommatrices et consommateurs américains, a aussi affirmé l’entreprise.

L'inscription sur une liste noire de celle qui est considérée comme chef de file de la technologie 5G a des conséquences : les entreprises américaines ne sont plus autorisées à lui vendre des produits technologiques.

Cette interdiction vise également Google et son système d'exploitation Android, qui équipe l'immense majorité des téléphones intelligents dans le monde, dont ceux de Huawei.

C’est pour cette raison que l’entreprise a présenté en août un nouveau système d'exploitation qui doit équiper ses téléphones portables baptisé HarmonyOS, qui devrait selon elle « apporter davantage d'harmonie » dans le monde.

Le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, a d’ailleurs dit cette semaine qu’il voulait déménager son centre de recherche et développement des États-Unis au Canada en raison de l’hostilité des États-Unis envers son entreprise. 

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