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Tuerie de Polytechnique : qu’en savent ces jeunes qui n’étaient pas nés en 1989?

Aucun d’entre eux n’avait entendu le terme féminicide auparavant.

Voyez la transformation d'Alex à Johnny.

Radio-Canada

Le 6 décembre 1989, 14 femmes étaient tuées à l’École polytechnique de Montréal. Trente ans plus tard, on n’hésite plus à qualifier l’événement de féminicide, l’auteur de la tuerie ayant délibérément choisi de ne tuer que des femmes et d’épargner les hommes présents ce soir-là.

Nous avons voulu savoir ce que des étudiants universitaires hors Québec, qui n’étaient pas nés en 1989, connaissent de la tuerie de Polytechnique. Pour ce faire, nous avons réuni quatre étudiants néo-brunswickois : deux femmes et deux hommes, âgés de 19 à 22 ans.

Deux jeunes femmes devant un écran de télévision sur lequel on voit une femme blessée sur un lit d'hôpital.

Des jeunes visionnent un documentaire sur la tuerie de Polytechnique.

Photo : Radio-Canada

Aucun d’entre eux ne connaissait le terme féminicide.

Et tous, sauf un, avaient déjà entendu parler du drame. Je n'avais rien entendu à propos de cet événement, alors je vais en apprendre aujourd'hui, dit Charles-Alexandre, le plus jeune du groupe.

Nous leur avons fait visionner Polytechnique : ce qu'il reste du 6 décembre (Nouvelle fenêtre), le documentaire de Judith Plamondon.

Les visages des quatre jeunes sont expressifs et les réactions à chaud ne tardent pas. C'était assez choquant, admet Moly, 22 ans.

Un homme de dos regardant un écran de télévision.

Des jeunes visionnent un documentaire sur la tuerie de Polytechnique.

Photo : Radio-Canada

Émilie, 22 ans, s’est sentie encore plus directement interpellée. Elle étudie en ingénierie, où seulement une personne inscrite au programme sur quatre est une femme.

Charles-Alexandre, Charles, Émilie et Moly reconnaissent tous que la violence envers les femmes est un sujet dont ils parlent peu entre eux, ou à l’école.

Émilie regrette que ce soit ainsi : Je pense que c'est dommage que ça prenne ça pour qu’on commence à en parler. Qu'on ouvre la conversation au sujet de la violence conjugale et de l'antiféminisme.

Il faut dire que ce n'est pas une attaque envers les hommes et que ce n’est pas contre les hommes que le féminisme travaille, remarque de son côté Moly. Il faut que les hommes se battent avec les femmes pour l'égalité, pour que ces choses-là ne se reproduisent plus. [...] Quand ces choses-là arrivent, c'est toute la société qui est victime.

D’après le reportage d’Élisa Serret

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Égalité des sexes