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  • Archives
  • Quand les spiritueux n’avaient pas la cote

    L'industrie des spiritueux a dû se renouveler pour recommencer à croître dans les années 2010.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Au cours de la dernière décennie, l’engouement pour les spiritueux a bondi au Québec. Nos archives nous rappellent que cette industrie a connu un large creux dans les années 80. C’était avant l’éclosion de microdistilleries aux boissons exclusives à travers la province.

    Dans l’émission Consommateur Plus du 11 janvier 1980, le journaliste Pierre Devroede trace le portrait de l’industrie des spiritueux au Québec, un secteur en difficulté.

    À l’époque, 84 % de la population adulte boit de l’alcool au Québec.

    Si les Québécois sont reconnus comme de grands consommateurs de bière et de vin, leur consommation de spiritueux représente la plus faible moyenne au pays.

    De grandes distilleries produisent pourtant leurs spiritueux dans la province, notamment Corby, Meaghers et Seagram, dont le whisky canadien est reconnu internationalement.

    Bien que le siège social de Seagram se trouve à Montréal, le marché québécois ne représente que 1 % des ventes de cette multinationale.

    Et voilà que les ventes de spiritueux enregistrent un taux de croissance inférieur à 1 %.

    Pour le président de l’Association des distillateurs du Québec, cette situation est attribuable à l’attrait du vin de table, que les Québécois ont découvert comme un « bon partenaire de repas ».

    Ou est-ce le taux de taxation des spiritueux? Ou encore le monopole de la SAQ?

    Le marché des spiritueux est en pleine évolution et les distilleries n'ont pas le choix. Elles doivent s'adapter aux tendances des consommateurs à qui on répète depuis plusieurs années que la modération a bien meilleur goût.

    Danielle Levasseur

    Au Téléjournal du 14 janvier 1988, la journaliste Danielle Levasseur soutient plutôt que c’est aux distilleries de s’adapter et de se renouveler.

    Son portrait de cette industrie dans l’ensemble du Canada est inquiétant. La consommation de spiritueux a chuté d'un quart depuis les cinq dernières années.

    Naguère un produit phare des distillateurs du pays, même le whisky canadien est en perte de vitesse, avec une décroissance de 7 % par année.

    Une baisse de popularité que la journaliste attribue notamment au style de vie des Canadiens, qui sont plus soucieux de leur santé et de leur forme physique.

    L’effet tonique des microdistilleries québécoises

    Le contraste est grand entre l’industrie des années 80 et celle de la dernière décennie, qui est en pleine croissance.

    Un salut qui est venu avec l’éclosion de distilleries artisanales à travers la province et ailleurs au Canada.

    En 2015, le Québec ne comptait que quatre microdistilleries. Aujourd’hui, on en dénombre plus d’une cinquantaine, sur la centaine de celles qui existent au Canada.

    La distillerie Puyjalon, la première à s’être établie sur la Côte Nord, est un exemple de cette industrie qui présente un jour nouveau.

    Le journaliste Nicolas Lachapelle s’intéresse à ce nouvel établissement de Havre-Saint-Pierre pour le Téléjournal Est-du-Québec du 9 juillet 2019.

    Le maître distillateur Mario Noël partage avec lui la recette de son gin Betchwan, qui vise à « mettre la Minganie en bouteille » en valorisant les produits de la région.

    Voilà en quelques mots ce qui peut expliquer l’engouement récent pour les spiritueux québécois : des produits locaux, de grande qualité, créés par des artisans passionnés à la recherche d’aromates originaux.

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