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Deux tiers des femmes dans les refuges sont en danger de mort

Un poing serré au premier plan et une femme assise, tête baissée, en arrière-plan.

Un nombre croissant de femmes accueillies dans des refuges de l'Alberta font face à un danger grave ou extrême.

Photo : Pixabay / Alexandra Fotos

Tiphanie Roquette

Près de 66 % des femmes accueillies dans un refuge de l’Alberta ont été menacés d’un pistolet ou ont été victimes de tentatives d’étranglement, selon le rapport annuel du conseil des refuges pour femmes de l’Alberta.

Cette statistique obtenue grâce à l’outil de l’évaluation des dangers est à son plus haut niveau en huit ans, s’inquiète la directrice générale du conseil Jan Reimer. Selon les données du conseil, la gravité des actes de violence a progressivement augmenté au cours des huit dernières années.

Cela nous montre qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, résume Mme Reimer.

Manque criant de ressources

Les facteurs expliquant cette hausse ne sont pas connus. Le conseil constate toutefois que les ressources sont encore inadéquates. Plus de 23 000 femmes, enfants et personnes âgées se sont vu refuser l'accès à un refuge pour femmes battues en 2018-2019 faute de place. Il s’agit d’une augmentation de 38 % par rapport à l’année précédente.

Plan moyen d'Ebony Rempel debout devant une affiche en arrière-plan avec certaines infos du rapport.

Ebony Rempel dirige le refuge pour femmes de Grande Prairie, dans le nord de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Travis McEwan

Nous sommes à un point où nous refusons plus de personnes que nous pouvons en aider. C’est difficile pour notre personnel et notre communauté. Nous devons faire mieux, déplore Ebony Rempel, la directrice du refuge Odyssey House à Grande Prairie.

Le dilemme est que les refuges doivent faire état de ce manque de ressources pour obtenir plus de soutien communautaire, mais Mme Rempel craint que cela ne dissuade les femmes de demander de l’aide.

Elle souligne que les refuges offrent plus de ressources qu’un simple lit. Les femmes y ont accès à des avocats, à des soins de santé et à de l'aide pour élaborer un plan de secours pour minimiser les dangers.

Quelques données positives

Le rapport fait d’ailleurs état de quelques points positifs, comme le fait que 96 % des femmes et des aînés ayant séjourné dans un refuge ne retournent pas auprès de leur agresseur. De plus, les trois quarts des femmes ayant eu accès à un refuge transitoire qui permet de plus longs séjours ont atteint leurs objectifs de succès.

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