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  • Les truffes, des trésors qui poussent comme des champignons… même au Canada

    Un acheteur potentiel renifle une truffe blanche d'Alba.

    Les truffes sont parmi les champignons les plus appréciés des gastronomes à travers le monde.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Depuis des siècles, les truffes sont très recherchées par les gastronomes. Ces champignons, qu’on associe généralement aux forêts d’Italie et de France, peuvent pousser ailleurs… même au Canada, comme le démontrent des reportages de Radio-Canada.

    Quand Alba renifle la bonne affaire

    La truffe blanche d’Alba est si prisée qu’on organise des festivals de truffes et même des encans. C’est beaucoup pour un petit champignon qui sent bizarre.

    Paolo Pietropaolo, 2006

    En 2006, la ville italienne de Turin, située dans la région du Piémont, est l’hôtesse des Jeux olympiques d’hiver.

    C’est l’occasion pour Radio-Canada, qui est diffuseur officiel de l’événement sportif au Canada, d’explorer la culture italienne et piémontaise.

    C’est ainsi que le journaliste-réalisateur Paolo Pietropaolo présente un reportage à l'émission Turin 2006, le 20 février 2006, sur un trésor de la ville d’Alba : la truffe blanche, qui est l'une des variétés de truffes dites gastronomiques.

    La truffe est un champignon hypogé. Ce nom veut dire qu’il est souterrain et qu’il vit parfois jusqu’à 30 centimètres sous terre. On la trouve habituellement dans des terrains calcaires, souvent tout près de chênes, de tilleuls, de hêtres ou de noisetiers.

    À maturité, la truffe dégage une forte odeur caractéristique, même sous terre.

    Pour la débusquer, comme l’apprend Paolo Pietropaolo, on utilise des animaux à l’odorat développé, comme le chien ou encore le porc. C'est pourquoi on parle de « chasse » aux truffes.

    La truffe blanche d’Alba vaut son pesant d’or. Au marché local, le journaliste nous montre un de ces champignons vendu 250 euros.

    Dans les restaurants, la truffe d’Alba vaut sept euros le gramme.

    On comprend que notre journaliste mange sa tranche de fromage, sur laquelle une lamelle de truffe a été déposée, jusqu’à la dernière miette!

    Outre la truffe blanche d’Alba, les gastronomes apprécient aussi la truffe noire du Périgord, la truffe musquée de Provence, la truffe de Bourgogne, la truffe de Lorraine et la truffe blanche d’été.

    C'est surtout dans les forêts d’Italie (dans les régions du Piémont, de l’Ombrie et des Marches) et dans les forêts françaises qu’on déniche des truffes.

    On en trouve aussi, dans une moindre mesure, en Espagne et en Croatie.

    Des truffes en Colombie-Britannique…

    Les truffes se retrouveraient donc exclusivement en Europe?

    Pas tout à fait comme nous l’apprend un reportage de la journaliste-réalisatrice Thérèse Champagne, présenté à La semaine verte le 11 mai 2013.

    Depuis 2006, des exploitants agricoles de la Colombie-Britannique tentent de faire pousser des truffes noires du Périgord dans leurs vergers de noisetiers.

    Il a fallu beaucoup de patience pour parvenir à un résultat.

    Mais en mars 2013, confondant les sceptiques, le producteur de noisettes d’Abbotsford Bill Stewart réussit à ramasser ses premières truffes noires.

    Ce sont les premières homologuées au Canada.

    En 2013, on évaluait qu’un acre de noisetiers pouvait produire pour 100 000 dollars de truffes. L’exploitation de Bill Stewart mesure sept acres. Ce trufficulteur a peut-être un trésor sous ses pieds.

    … et au Québec

    Jusqu’à il y a 30 ans à peine, même les plus grands mycologues du Québec, comme René Pomerleau, affirmaient qu’il n’y avait pas de truffes dans la belle province.

    Un reportage du journaliste Aubert Tremblay et du réalisateur Reynald Daoust présenté à La semaine verte le 8 mars 2014 démontre le contraire.

    Dans ce reportage, on rencontre une mycologue amateur, Francesca Marzitelli, qui a prouvé à René Pomerleau que ces champignons existent chez nous.

    René Pomerleau s’est donc ravisé.

    Il aurait même dit à la blague que Francesca Marzitelli saurait trouver des truffes « jusque sous son lit ».

    Un professeur de l’Université d’État de l’Oregon, Efren Cazares, n’est lui pas vraiment surpris de la présence de truffes au Québec.

    « S’il y a des chênes indigènes, il y a des truffes », affirme le spécialiste.

    Le fait que le Québec ait des hivers froids comme tout comme en France joue en faveur de la présence de truffes dans notre sol.

    Donc, lors d'une journée d’octobre 2013, le professeur à la retraite André Fortin de l’Université Laval, le professeur Efren Cazares et un groupe de mycologues amateurs, sont partis à la chasse aux truffes dans la région de Québec. Malgré tous leurs efforts, ils ne trouveront que de fausses truffes ce jour-là.

    Mais ils ne perdent pas espoir. Après tout, les mycologues ne connaissent qu’une fraction des 200 espèces de champignons hypogés qui pourraient, croit-on, pousser au Québec.

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