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Risque d'autres journées de grève dans les écoles en Ontario

Des enseignants manifestent en tenant des pancartes.

Des centaines d'écoles anglaises et françaises en Ontario ont été touchées par une grève d'un jour, le 4 décembre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les enseignants catholiques anglophones de l'Ontario auront le droit de déclencher un débrayage dès le 21 décembre, si une entente de principe n'est pas conclue d'ici là avec le gouvernement de Doug Ford.

Mercredi, les enseignants des écoles secondaires publiques anglaises de la province ont organisé une grève d'un jour pour protester contre ce qu'ils qualifient d'impasse dans les pourparlers contractuels.

La grève a aussi entraîné la fermeture de dizaines d'écoles françaises élémentaires et secondaires, dont les aides-enseignants et les employés de bureau sont représentés par la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires (FEESO).

De son côté, l'Association des enseignants catholiques anglais (OECTA) a déjà un mandat de grève de ses membres et pourra exercer ce droit dans 17 jours, si les pourparlers contractuels ne débouchent pas.

Le syndicat avait demandé vendredi dernier le déclenchement de ce compte à rebours, citant l'impasse à la table de négociation.

Ça devrait finalement faire prendre conscience au premier ministre Ford et [au ministre de l'Éducation Stephen] Lecce qu'il est temps de négocier de bonne foi.

Liz Stuart, présidente de l'OECTA

La présidente de l'Association, Liz Stuart, affirme que le syndicat n'a pas fixé de date de grève pour l'instant.

Le 21 décembre marque le début des vacances scolaires de Noël; toute grève risque donc de survenir après le retour en classe des élèves en janvier.

Entretemps, deux jours de négociation sont prévus entre les enseignants catholiques et le gouvernement cette semaine et deux autres, la semaine prochaine.

Le ministre Stephen Lecce répète que son objectif est de conclure une entente à la table de négociation.

Autre menace de grève

Pour sa part, la FEESO n'écarte pas d'autres journées de débrayage comme celle de mercredi, si les négociations ne débloquent pas.

Le syndicat dit se battre au nom des élèves contre l'augmentation de la taille des classes planifiée par le gouvernement et l'implantation de deux cours obligatoires en ligne au secondaire.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, rétorque que les salaires sont le principal point en litige. Il accuse le syndicat de demander des augmentations deux fois plus élevées que celle de 1 % par année prévue dans la loi provinciale pour les employés du secteur public.

Le ministre incite le syndicat à participer à des séances de médiation et lui demande de présenter une offre plutôt que simplement rejeter celles du gouvernement.

Les enseignants de la FEESO sont revenus à leur grève du zèle, jeudi, et ce, jusqu'à nouvel ordre. Le syndicat promet de donner un préavis de cinq jours aux parents en cas de nouveau débrayage.

Les enseignants des écoles élémentaires anglaises font eux aussi la grève du zèle, alors que les enseignants franco-ontariens doivent participer à un vote de grève du 18 au 20 décembre.

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Toronto

Éducation