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Nancy Pelosi derrière un lutrin avec, derrière elle, des drapeaux des États-Unis.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Photo : Associated Press / J. Scott Applewhite

Radio-Canada

La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, confirme que le président des États-Unis, Donald Trump, sera bel et bien visé par un acte d'accusation, ouvrant la voie à sa possible, mais improbable, destitution.

Dans une brève allocution, jeudi matin, Mme Pelosi a formellement demandé aux présidents des comités de la Chambre de procéder à la rédaction de cet acte d'accusation.

Les faits ne sont pas contestés : le président a abusé de son pouvoir pour son bénéfice personnel aux dépens de notre sécurité nationale, en exigeant, comme condition à une aide militaire et à une rencontre cruciale dans le bureau ovale, l'annonce [par l'Ukraine] d'une enquête sur son rival politique, a-t-elle dit, en référence au candidat à l'investiture démocrate Joe Biden.

Notre démocratie est en jeu. Le président ne nous laisse pas d'autres choix que d'agir parce qu'il a de nouveau essayé de corrompre nos élections pour son propre bénéfice. Le président a commis un abus de pouvoir minant notre sécurité nationale et mettant en danger l'intégrité de nos élections.

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants

Le Comité judiciaire de la Chambre des représentants a entrepris mercredi ses audiences visant à déterminer si la conduite du président américain dans le dossier ukrainien est passible d'accusations. Le cas échéant, il lui revient de rédiger l'acte d'accusation.

Le document doit ensuite être soumis au vote des 435 élus de la Chambre des représentants. S'il est adopté à la majorité simple, l'acte d'accusation sera transmis au Sénat, qui tiendra le procès de M. Trump sous la présidence du juge en chef de la Cour suprême.

Les propos tenus mercredi par le président du Comité judiciaire, Jerry Nadler, lors d'une audience qui a permis d'entendre quatre experts de la Constitution américaine, ne laissaient déjà guère de doute sur le fait que M. Trump serait accusé.

Si nous n'agissons pas pour le tenir en échec maintenant, il est presque assuré que le président Trump essaiera à nouveau de solliciter l'ingérence dans les élections pour son bénéfice personnel et politique, a-t-il déclaré.

Selon Reuters, qui s'appuie sur deux sources, le Comité judiciaire pourrait voter sur l'acte de mise en accusation dès jeudi prochain. Des accusations d’abus de pouvoir, de corruption et d’entrave au travail du Congrès sont les plus susceptibles d'être retenues contre lui.

Nous allons gagner, claironne Trump

Le président Trump n'a pas tardé à réagir sur Twitter, en accusant les démocrates de vouloir le destituer sans raison. Nous allons gagner, a-t-il claironné, après avoir souligné que les républicains n'ont jamais été aussi unis qu'à l'heure actuelle.

Pour qu'il soit destitué, 67 des 100 sénateurs américains devront le juger coupable d'au moins une accusation portée contre lui. Or, 53 d'entre eux sont des républicains.

Jusqu'ici, les élus du Grand Old Party font effectivement bloc derrière le président, en accusant les démocrates de vouloir court-circuiter le résultat de la présidentielle de 2016.

Nancy Pelosi et les démocrates devraient avoir honte, a aussi rétorqué sur Twitter Stephanie Grisham, porte-parole de la Maison-Blanche. Nous attendons avec impatience un procès équitable au Sénat, a-t-elle ajouté.

La procédure de destitution entreprise contre Donald Trump repose sur une conversation téléphonique qu'il a eue cet été avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Il lui a demandé de se pencher sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Selon des hauts responsables auditionnés au Congrès, une invitation à la Maison-Blanche avait ensuite été faite à M. Zelensky à la seule condition qu'il annonce des investigations sur Joe Biden. De plus, une aide de près de 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine avait été gelée quelques jours avant l'appel.

Avec les informations de Agence France-Presse

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