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Un itinérant sur deux aurait subi une blessure traumatique au cerveau

Un itinérant mendie avec la tête baissée

Selon l'étude, une personne itinérante sur deux aurait déjà subi une blessure traumatique au cerveau.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsaro

Radio-Canada

Une nouvelle étude publiée par l’université de la Colombie-Britannique démontre qu’une personne itinérante sur deux pourrait souffrir de blessures traumatiques au cerveau.

Pour cette étude, les chercheurs ont compilé les données provenant de 38 études publiées entre 1995 et 2018 en Australie, au Canada, au Japon, en Corée du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

La première étape pour régler un problème est de reconnaître qu’il y en a un, dit Jacob Stubbs, étudiant en médecine expérimentale à l’Université de la Colombie-Britannique et l’un des auteurs de l’étude.

L’étude, publiée cette semaine dans le journal Lancet Public Health, révèle que les personnes itinérantes ou vivant dans un logement instable avaient des taux disproportionnés de blessures au cerveau.

Parmi les personnes sondées, 53 % avaient eu une blessure traumatique au cerveau à un moment donné. Un quart des personnes sondées avaient subi une blessure au cerveau modérée ou sévère.

Un homme assis sur un sac poubelle contenant des canettes, d'autres sacs l'entourent sur le trottoir.

Un itinérant dans le quartier Downtown Eastside, à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Les blessures au cerveau peuvent causer une perte de mémoire, des troubles de concentration, mais aussi des balancements d’humeur et des symptômes comportementaux, explique Jacob Stubbs.

Les professionnels de la santé devraient être plus conscients des conséquences que causent les blessures traumatiques au cerveau au sein de cette population.

Jacob Stubbs, coauteur de l'étude

Dans notre étude, nous démontrons qu’au sein de cette population, les agressions sont de loin la source la plus commune de [ces] blessures, dit-il. Il ajoute également que les femmes sont particulièrement victimes de blessures traumatiques au cerveau, souvent à cause de violence conjugale.

Selon Jacob Stubbs, les résultats de cette étude sont un premier pas vers un changement positif pour tous.

Ensuite, nous pourrons mieux comprendre ce qui peut être fait et, espérons-le, ceci mènera à des [nouvelles] pratiques et politiques.

Avec les informations de Clare Hennig

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