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Une année fructueuse pour la Division scolaire franco-manitobaine

Un enseignant est assis sur son bureau et montre des choses au tableau. Devant lui, des élèves sont assis à des pupitres et écoutent.

Grâce au système de communautés d’apprentissage professionnelles (CAP) , les élèves de la DSFM ont réussi aussi bien sinon mieux que les élèves des écoles anglaises et les élèves d’immersion lors de l’épreuve d’anglais de 12e année.

Photo : iStock / skynesher

Laïssa Pamou

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) a publié mercredi son rapport annuel pour l’année 2018-2019. De 2016 à 2019, le taux de diplomation est passé de 86 % à 99 %.

Cette amélioration est le résultat de nombreux projets éducatifs mis en place par la division scolaire pour répondre aux besoins des élèves, explique le directeur général de la DSFM, Alain Laberge.

Souvent nous avions des élèves qui ne graduaient pas parce que notre curriculum était simplement académique. On a fait des alliances avec la Manitoba Institute of Trade and Technology pour offrir des cours en français dans ces écoles-là, dans les métiers comme la mécanique, l’électricité, la charpenterie. Les élèves qui ont un profil plus manuel peuvent maintenant aller trouver ces crédits.

Alain Laberge, directeur général

Il souligne que grâce au système de communautés d’apprentissage professionnelles (CAP) , les élèves de la DSFM ont réussi aussi bien sinon mieux que les élèves des écoles anglaises et les élèves d’immersion lors de l’épreuve d’anglais de 12e année. Le système permet aux enseignants d’un même niveau ou groupes de niveaux de se réunir et de travailler ensemble vers l’atteinte d’objectifs communs, et de pouvoir évaluer où se situe chaque élève dans l’apprentissage puis lui apporter le soutien nécessaire.

En 2016-2017, le taux de diplomation était de 86 %; en 2017-2018 le taux de diplomation était de 91%; en 2018-2019 le taux de diplomation était de 99 %.

Le taux de diplomation à la DSFM est en croissance.

Photo : Radio-Canada

Il souligne qu’au cours des dernières années, la DSFM a beaucoup investi dans la formation de ses enseignants et l’accompagnement des élèves. En littératie et en numératie par exemple, les résultats des élèves restent en bonne croissance, fait-il remarquer.

Le nombre d’élèves qui a atteint les échelons 3 et 4 en numératie de 2017-2018 à 2018-2019 a augmenté de 18 %.

En écriture, la division a enregistré une augmentation de 20 % aux échelons 3 et 4 en 8e année.

Les échelons sont une méthode d’évaluation qui mesure le niveau de compétence et de compréhension des élèves de la DSFM par rapport aux autres divisions scolaires. Il va du niveau ED (en développement) au niveau 4.

Le niveau ED est attribué à un élève qui ne maîtrise pas encore la langue tandis que le niveau 4 représente l’excellence.

« L’augmentation du 18 % en numératie c’est pour les élèves qui étaient au niveau 1 et 2 et qui ont continué à progresser », dit-il.

La croissance du nombre général

Selon le rapport, le nombre d’élèves de la DSFM a augmenté de 2 % et en 2018-2019, 5672 étaient inscrits. Mais M. Laberge souligne que même si ce chiffre est satisfaisant, il ne correspond pas au plein potentiel de la DSFM.

« En ville nos écoles sont pleines, dit-il. Nous avons besoin de nouvelles écoles pour continuer à croître. Plusieurs parents envoient leurs enfants en immersion par qu’ils ne veulent pas faire une heure trente [d'autobus] ». Avec de nouvelles écoles, la division attirera beaucoup plus d’élèves, d’après lui.

Plan moyen d'Alain Laberge souriant.

Alain Laberge, directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine.

Photo : Dan Harper

Pour pallier au problème de manque de places, certaines écoles utilisent des classes portatives. Mais certains parents conçoivent mal que les enfants fréquentent dans les portatives, ajoute-t-il.

« À la Broquerie, on a sept classes portatives, à l’École Léo-Rémillard, on en a trois; à l’École Taché, agrandie il y a peu temps on a ajouté trois portatives, à Gabrielle-Roy on a portative et à Thompson deux portative. »

La division demande à la province de construire de nouvelles écoles françaises pour accompagner la croissance de la DSFM.

Une année de Médailles et récompenses

Le rapport annuel met également de l’avant l’accomplissement de élèves qui se sont démarqués sur le plan provincial, national et même international en remportant des prix et des médailles.

Ces élèves sont l’avenir de la francophonie manitobaine et canadienne, souligne le directeur général. Selon lui, ils sont la preuve que les éducateurs de la division scolaires abattent un travail notoire aussi bien sur le plan académique, communautaire que social.

Un garçon debout près de deux affiches

Pour se rendre au concours national, Xavier a remporté les concours d’art oratoire de sa classe, de son école, de sa division scolaire et de la province.

Photo : Le Site web du Centre scolaire Léo-Rémillard

Xavier Champagne un élève en 12e année au Centre scolaire Léo-Rémillard, a remporté la médaille d’or du Concours d’art oratoire organisé par Canadian Parents for French à Ottawa.

Amy Gudmunson élève en 9e année a bénéficié une bourse SHAD ainsi qu’une médaille d’argent dans la catégorie intermédiaire pour son projet sur le vermicompostage qu’elle a présenté à l’Expo-sciences pancanadienne 2019 à Ottawa.

Clèche Kokolo, élève en 12e  année au Collège Louis-Riel, a été récipiendaire de la bourse commémorative Marck Dickof 2019 dans la catégorie urbaine, pour son implication dans la santé mentale.

Plan moyen de Bernard Lesage debout à côté de Clèche Kokolo.

Le président de la CSFM, Bernard Lesage, avec Clèche Kokolo

Photo :  Facebook / DSFM

Les classes de 1re à 3e et de 5e années de l’École communautaire Gilbert-Rosset ont gagné le concours national Prêts, pas prêts, créez! organisé par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). Ce concours met en valeur la créativité et l’environnement.

Les élèves de 6e année de l’École Roméo-Dallaire ont remporté le premier prix du jury au concours international Slame tes accents dans la catégorie 12-14 ans, organisé par le Centre de la francophonie des Amériques.

Les élèves de l’École Noël-Ritchot ont remporté une médaille d’argent, deux médailles d’or, un prix du Meilleur projet individuel en chimie niveau junior et un prix du Meilleur projet en sciences sociales niveau élémentaire au Manitoba Schools Science Symposium.

À ces distinctions s’ajoutent des récompenses sportives gagnées par les élèves de la DSFM. « Tous ces jeunes font notre fierté et la fierté de la communauté francophone », conclut Alain Laberge.

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