•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lueur d’espoir à la commission sur la DPJ 

Un toutou repose au sol devant un enfant que l'on voit partiellement.

Mis sur pied en août 2018, le SIAM est un projet de partenariat unique à la région de la capitale nationale.

Photo : iStock / Zmeel Photography

Pour une rare fois, la présidente de la commission est sortie de son devoir de réserve pour féliciter des intervenants venus témoigner aux audiences de la commission qui se déroule à Québec cette semaine.

« Bravo, bravo, bravo, bravo, ça fait du bien à entendre », s’est exclamée Régine Laurent à la suite du témoignage des intervenants du projet Services intégrés en abus et maltraitance (SIAM).

Cette équipe en place depuis un peu plus d’un an pourrait bien être une des réponses aux questions que soulèvent la commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse. 

Mis sur pied en août 2018, le SIAM est un projet de partenariat unique à la région de la capitale nationale.

Il permet aux enfants et aux adolescents victimes d’abus et de maltraitance de recevoir sous un même toit des services d’évaluation, d’enquête, de consultation judiciaire, de traitement, de soutien et de défense des droits. Plus question de les envoyer de la clinique au poste de police en passant par le bureau de la travailleuse sociale. 

La présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Régine Laurent, en conférence de presse.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse est présidée par Régine Laurent.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une pédiatre, une procureure, une criminologue, une intervenante de la DPJ, un policier et la coordonnatrice de SIAM sont venus témoigner des succès du projet devant la Commission Laurent. Tous partageaient le même enthousiasme. 

« On atteint nos objectifs à la base, on n’a pas encore de chiffre parce qu'on est tout jeune encore, mais c'est certain que les résultats on les voit chez la clientèle, on facilite le dévoilement des enfants lors des entrevues vidéo », souligne Paule Vachon, coordonnatrice des Services intégrés en abus et maltraitances du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Le fait qu'on soit tous ensemble dans un même lieu physique on se développe beaucoup au niveau de l'expertise, on prend de meilleures décisions.

Paule Vachon, coordonnatrice des Services intégrés en abus et maltraitances (SIAM)

La coordonnatrice espère que les commissaires garderont SIAM en tête lors de la rédaction de leurs recommandations l’an prochain. Elle souhaite que le projet fasse des petits ailleurs dans la province.

Les partenaires du SIAM :

  • Bureau d’aide aux victimes d’actes criminels (BAVAC)
  • Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC)
  • Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles
  • CHU de Québec-Université Laval
  • Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches
  • Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale
  • Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP)
  • Service de police, Ville de Lévis (SPVL)
  • Service de police, Ville de Québec (SPVQ)
  • Sureté du Québec (SQ)
  • Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
  • Viol-Secours

Et si la maltraitance était une maladie infectieuse? 

Plus tôt mercredi matin des directeurs de programme jeunesse de CIUSSS et de CISSS ont pris la parole devant la commission. Ils ont notamment abordé l’enjeu de la dilution des services pour pouvoir répondre à une clientèle de plus en plus importante.

Plusieurs commissaires les ont d’ailleurs interpellés à ce sujet. 

Est-ce qu’en santé physique on ferait ce genre de compromis là, est-ce qu’on ferait un traitement à moitié pour en donner à plus?, a demandé le commissaire Jean-Marc Potvin.

Si la maltraitance était une maladie infectieuse est-ce qu’on y accorderait davantage de ressources? a questionné le commissaire Gilles Fortin.

Le directeur du Programme jeunesse CISSS de la Montérégie, Francis Belzile, a acquiescé.

Si on considérait la maltraitance comme une problématique de santé publique, on peut présumer qu'on y accorderait encore plus d'importance, c'est sûr, tant au niveau de la recherche qu'au niveau du financement.

Les directeurs présents ont refusé notre demande d’entrevue.

Rappelons que cette commission a été mise sur pied à la suite du décès d’une fillette de 7 ans à Granby, en 2019, qui a soulevé des inquiétudes sur le système de protection de la jeunesse et sur le soutien aux familles en situation de vulnérabilité.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !