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Commission d'enquête sur l'amiante : « on va se battre », assure le maire d'Asbestos

Ruban avec la mention « Danger amiante »

En 2016, l’Institut national de santé publique du Québec a recensé 853 nouveaux cas d’amiantose

Photo : Getty Images / Neydtstock

Radio-Canada

Le maire d'Asbestos et préfet de la MRC des Sources, Hugues Grimard, a défendu bec et ongles le projet d'Alliance Magnésium, mercredi soir, lors du début de la commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur l’amiante.

On va se battre pour pouvoir expliquer au commissaire l’importance des résidus miniers, l’importance de bien faire les choses, soutient M. Grimard.

Plus de 400 millions de tonnes de résidus miniers ont été extraits et entassés sur le site de la mine Jeffrey, rappelle Hugues Grimard, qui voit leur revalorisation comme un « projet de développement durable ».

En tant qu’élu, jamais on ne veut remettre en question la sécurité de la population et des travailleurs. [...] On n'a pas attendu. On a mis en place un centre de l’innovation minière pour pouvoir permettre de s’assurer de faire les choses correctement. On a pris l’ensemble des mesures nécessaires pour pouvoir voir l’avenir avec positivisme, assure-t-il.

Les premières consultations publiques ont commencé mercredi soir dans l'ancienne ville minière et se poursuivront jusqu'au 6 décembre. Elles ont donné le coup d’envoi de la commission d’enquête demandée par le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette, il y a un peu plus d’un mois.

Mercredi soir, un représentant du ministère de l'Environnement s'est dit favorable à l'exploitation des résidus miniers, mais que celle-ci devait être balisée.

Il n'y a pas de norme sur l’amiante dans l’air dans le Règlement sur l’assainissement de l'atmosphère. On n'a jamais eu à se prononcer sur ce sujet, car on n'a jamais eu de demande...on n'a jamais eu à se prononcer sur d'éventuels projets, explique le directeur général du suivi de l'état de l'environnement au Ministère, Paul Walsh.

Le défi relié à la toxicité de l’amiante est qu’on n'a pas de seuil minimal d’acceptabilité.

le directeur général du suivi de l'état de l'environnement au Ministère, Paul Walsh

Rappelant que l'amiante est toujours jugé comme un produit dangereux, le directeur de la Santé publique en Estrie, Alain Poirier, signale que les entreprises qui souhaitent revaloriser des résidus d'amiante devront prouver que de la fibre d'amiante ne sera pas dispersée dans l'air.

Si on réussit à détruire la fibre pour récupérer du magnésium en respectant les conditions que j’ai évoquées, c’est probablement possible, mais il faut voir le projet spécifique. On met des conditions sévères, parce que l’amiante, à tous les niveaux de concentration dans l’air, représente un risque, dit-il.

Les présentations à l'horaire à Asbestos

  • Mercredi - Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
  • Jeudi - Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles à 13 h 30 suivie du ministère de la Santé et des Services sociaux à 19 h
  • Vendredi - Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur à 9 h

Après Asbestos, les consultations se déplaceront à Thetford Mines, du 10 au 12 décembre.

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