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Simuler les conditions de travail dans les mines pour mieux les étudier

Un homme est assis sur une chaise perchée sur une plateforme de bois posée sur un robot à vibration caché par une bâche.

Le robot à vibration, caché ici sous une bâche, permet de simuler les vibrations d'un camion minier sous-terrain.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Radio-Canada

L’Université Laurentienne inaugure son simulateur de milieu de travail qui permet de recréer les conditions de travail des mineurs dans un environnement contrôlé.

Un homme est attaché à une chaise surélevée sur une plateforme pouvant le secouer vigoureusement. La plateforme glisse doucement dans une boîte en métal où la température peut atteindre soixante degrés Celsius.

Non, ce n’est pas l’antre du méchant dans le tout dernier film de superhéros, mais plutôt le laboratoire de simulation dernier cri de l’université Laurentienne, à Sudbury.

Le laboratoire est muni d’une chambre thermique permettant de recréer le taux d’humidité et la température de divers milieu de travail, tel que les mines. La température peut aller de moins vingt degrés Celsius jusqu’à soixante degrés.

Un robot vibrant permet de recréer les mouvements de la machinerie lourde typiquement utilisée dans les mines ou l’industrie forestière.

C’est la seule machine au Canada qui peut répliquer les motions d’une machine à l’intérieur d’une chambre thermique.

Alison Godwin, chercheuse au Centre de recherche sur la santé et la sécurité au travail, Université Laurentienne

Une composante de réalité virtuelle permet de rendre la simulation suffisamment immersive pour permettre la recherche sur la distraction des opérateurs de machinerie lourde.

Dès que l’on ajoute le mouvement, c’est de plus en plus difficile de demeurer alerte, et en ajoutant le stress de la chaleur, on comprend vite l’ensemble du stress qui pèse sur le conducteur, dit Alison Godwin.

Le laboratoire permet de mener des expériences sur des environnements où il est difficile d’amener des instruments de recherche, tels que des galeries souterraines étroites et humides.

Un homme est assis sur un vélo stationnaire et porte un masque muni d'un tube relié à une machine dans une étroite chambre de métal.

Cette chambre thermique peut recréer l'humidité et les températures d'une galerie minière souterraine.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Le modèle de recherche, c’est : on va dans le milieu de travail, on essaie de voir à quelles questions on peut vraiment répondre, explique Dominique Gagnon, professeur adjoint à l’École des sciences de l'activité physique de l’université Laurentienne.

Après ça, on ramène le problème ici en laboratoire et on est capable de limiter certains facteurs qui pourraient influencer certaines de nos études. On essaye essentiellement de trouver une solution pour eux à l’interne.

Le Centre de recherche sur la santé et la sécurité au travail (CRSST) de l’Université Laurentienne espère mettre ce laboratoire à profit des industries du nord de l’Ontario.

J’ai parlé à quelqu’un aujourd’hui qui m’a dit qu’il y a toujours un problème avec les détecteurs de proximité, raconte Alison Godwin.

Il m’a mentionné qu’il y avait toujours des cas de collision avec des machines munies de détecteurs de proximité donc il y a encore du travail à faire de ce côté-là !

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Nord de l'Ontario

Industrie minière