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Comment détecter de faux profils?

La prudence s’impose sur les réseaux sociaux alors que les faux comptes pullulent autant sur Facebook que sur Twitter.

Une capture d'écran d'un faux compte Twitter.

Un faux compte sur Twitter appuie Doug Ford

Photo : Twitter

Radio-Canada

Loin d’être un phénomène marginal, les faux profils qui se multiplient sur les réseaux sociaux sont un puissant outil de désinformation sur le web. Voici des trucs pour départager le vrai du faux dans votre entourage virtuel.

Facebook, Twitter, Instagram… aucune plateforme n’y échappe.

Les faux comptes, qui se créent par millions chaque jour sur Facebook par exemple, sont souvent à la base des débats qui font rage en ligne sur différents enjeux.

Ils alimentent même parfois les deux côtés d’un débat, en publiant des messages polarisants. De vrais internautes se mettent ensuite de la partie, sans se douter qu’ils avaient affaire à l’origine à de faux comptes.

Ce genre de manipulation est de plus en plus fréquent et camoufle de mauvaises intentions. On cherche non seulement à désinformer, mais parfois aussi à obtenir des données personnelles.

Voici, en trois étapes, comment vérifier l’authenticité d’un profil sur Facebook.

1. Faites parler la photo

Les auteurs de faux profil ont l’habitude de récupérer la photo d’une personne réelle, connue ou inconnue, pour s’identifier. Une recherche inversée devrait permettre d’en vérifier la source :

  • sauvegardez l’image de profil;
  • soumettez-la à un moteur de recherche d’image inversée (Google (Nouvelle fenêtre), par exemple);
  • comparez les résultats obtenus.

Cette recherche pourrait vous permettre non seulement de déjouer le subterfuge, mais aussi de découvrir qui est la personne dont l’identité a été usurpée.

2. Scrutez les amitiés

Si le nombre d’amis Facebook du profil vous apparaît très faible, ou si ses amis sont dispersés un peu partout dans le monde, sans lien évident ou logique entre eux, méfiez-vous!

Sans accès à la liste d'amis du profil, rabattez-vous sur l’activité étalée sur le mur Facebook. Très peu de trace d’activité ou de communications entre le profil suspect et ses amis incite à la méfiance.

3. Posez les bonnes questions

Plus délicat, mais non moins efficace, vous pouvez poser des questions simples, directes et stratégiques à la personne derrière le potentiel faux profil.

Ces questions peuvent par exemple porter sur des détails géographiques, comme son lieu de naissance, de résidence ou encore de travail.

Le but? Tester la validité des informations mises de l’avant sur le profil suspect.

Twitter et ses robots

Les internautes avec qui vous interagissez sur Twitter ne sont pas toujours de vraies personnes non plus. Certains sont des robots virtuels, qu’on appelle des bots.

Ces comptes automatisés ont été créés pour influencer les débats ou alimenter l’animosité. Ils sont programmés pour propager massivement des messages avec un mot-clé précis ou encore pour partager tous les messages qui contiennent le mot-clé choisi.

Les bots agissent souvent en groupe. Des dizaines et des dizaines de comptes peuvent être programmés pour tous partager le même message en même temps.

Souvent utilisés à des fins politiques, soit pour attaquer un politicien ou encore pour faire mousser la popularité d’un autre, ils ne sont pas toujours évidents à reconnaître. Comme pour les faux profils sur Facebook, certains indices peuvent toutefois vous mettre la puce à l’oreille.

Les bots utilisent généralement de fausses photos de profil et partagent un nombre anormalement élevé de messages (parfois jusqu’à des centaines par jour).

Tous ne sont pas pour autant malveillants. Certains, comme Earthquake robot (Nouvelle fenêtre), sont utiles et envoient des alertes quand des catastrophes naturelles se produisent.

Un outil de mobilisation

Les faux profils et les bots appellent cependant plus souvent à la méfiance.

Derrière un mot-clé qui devient viral du jour au lendemain ou encore derrière des dizaines de gens qui militent pour une seule et même cause se cache parfois de l’astroturfing.

Le similitantisme (en français) est le fait de créer une campagne de toutes pièces, à des fins publicitaires ou politiques, pour donner l’impression d’un mouvement social spontané.

En réalité, les gens derrière ces comptes sont payés, sont faux ou sont des robots.

La seule façon de reconnaître l’astroturfing est, une fois encore, d’être attentif aux indices. Méfiez-vous quand plusieurs personnes partagent le même message en même temps.

Soyez aussi alerte aux comptes qui viennent tout juste d’être créés ou qui n’ont presque rien partagé d’autre depuis leur création et qui deviennent soudainement actifs.

Ce que le phénomène des faux comptes et des bots nous rappelle, c’est qu’on ne sait jamais vraiment qui se cache derrière une photo de profil.

Avec les informations d’Alexis De Lancer et Bouchra Ouatik

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