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Un Britanno-Colombien tente de parrainer sa femme depuis 20 ans

Paramjit Basanti et sa femme, Charanjit Basanti, lors de leur cérémonie de mariage.

Paramjit Basanti et sa femme, Charanjit Basanti, se sont mariés en 1999.

Photo : Gurpreet Dhaliwal

Radio-Canada

À Surrey, en Colombie-Britannique, Paramjit Basanti vit sans sa femme depuis 20 ans. Elle habite en Inde, mais Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) n'autorise pas à son mari de la parrainer, et des avocats dénoncent ce cas qui n’est pas unique.

Je ne cesse d’essayer, encore et encore, dit Paramjit Basanti, dont cinq demandes de parrainage ont été refusées au fil des ans.

Je garde mon esprit occupé pendant mes journées, mais je ne peux m’empêcher de me demander : pourquoi est-ce que ça m’arrive?

Paramjit Basanti

Selon Narindar Kang, son avocat, le cas de M. Basanti serait l’un des symptômes des efforts mal placés du système d’immigration canadien, qui se concentre sur la prévention de mariages de mauvaise foi.

Narindar Kang en gros plan.

Narindar Kang croit que le cas de son client est troublant.

Photo : Radio-Canada / Christian Amundson

Dans ces types d'unions, deux personnes se marient dans le seul but d’obtenir la citoyenneté canadienne pour l’un des deux, sans compter demeurer ensemble après leur arrivée au Canada.

Des années de défis

Paramjit Basanti a épousé Charanjit Kular, dans ce qui était un mariage arrangé, en 1999. Il a tenté de parrainer cette citoyenne indienne à plusieurs reprises : 2000, 2002, 2005, 2008 et 2013. Elle est maintenant âgée de 52 ans.

En 2000, la section d’appel des immigrants de l'IRCC a tranché que les deux époux semblaient en connaître peu l'un sur l’autre - Mme Kular ne savait même pas quel emploi avait son mari. Il a donc été décidé qu’elle ne vivrait probablement pas avec son mari à son arrivée au Canada en se basant sur plusieurs probabilités.

Toutes les demandes suivantes ont également été rejetées.

M. Basanti n’a vu sa femme que 18 mois en tout au fil des ans. Mes yeux se mouillent la nuit. Je ne peux pas dormir, dit l’homme de 68 ans. Je ne cesse de penser à toutes ces choses : aux autres gens, à mes amis, ils ont des familles et des petits-enfants.

Ce cas n’est pas unique

Son avocat dit qu’il s’agit d’un des cas les plus flagrants qu’il a vus.

Ces deux personnes devraient être réunies après autant d’années.

Narindar Kang
Aleksandar Stojicevic en gros plan

Aleksandar Stojicevic est un avocat en immigration basé à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Shawn Foss

Selon Aleksandar Stojicevic, avocat en immigration de Vancouver et ancien président du groupe sur l’immigration de l’Association du barreau canadien, des situations comme celle vécue par les Basanti arrivent assez souvent.

Il croit que des changements apportés aux règlements sur l’immigration devraient être annulés.

En 2010, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a décidé que tout conjoint dont la demande d’immigration avait été rejetée parce que le but premier du mariage était d’obtenir un statut d’immigration ne pourrait plus immigrer au Canada. C’est ce qui avait été déterminé pour les Basanti.

Tout ce que ce changement fait, c’est d'empêcher des couples honnêtes d’être ensemble.

Aleksandar Stojicevic

Peter Edelmann, un autre avocat spécialisé en immigration, dit que le système actuel ne prend pas en compte la réalité de relations honnêtes qui évoluent et s’approfondissent au fil du temps.

Il devrait y avoir plus de flexibilité.

Peter Edelmann

Malgré les obstacles, Paramjit Basanti croit toujours à 100 % qu'il pourra un jour vivre avec sa femme.

Je ne veux pas abandonner parce qu’elle est là-bas, toute seule.

Paramjit Basanti

Il soumettra une sixième demande sous peu.

Le ministre de l’Immigration, Marco Mendocino, n’était pas disponible pour une entrevue à la suite de demandes de CBC.

Avec les informations de Belle Puri

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