•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’industrie du canola réitère le besoin de diversifier les marchés

Un champ de canola en fleurs sous un ciel bleu clair.

Un champ de canola dans la région d'Edenwold, près de Regina, en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Richard Spaeth

Radio-Canada

Les intervenants de l’industrie canadienne du canola réitèrent l’importance de diversifier leurs partenaires commerciaux pour réduire les effets liés aux tensions qui perdurent avec la Chine.

Près de 300 représentants du milieu du canola au Canada et à l’étranger sont réunis cette semaine à Saskatoon pour discuter des priorités de l’industrie, mais aussi des défis auxquels les producteurs canadiens font face depuis mars, lorsque la Chine a interditl’importation de canola en provenance de deux entreprises canadiennes.

Même s’ils gardent bon espoir que le conflit avec la Chine se règle rapidement, les producteurs de canola s’entendent pour dire qu’il est nécessaire de développer davantage de relations avec les autres pays importateurs de canola. Les marchés comme le Bangladesh, le Pakistan et les Émirats arabes unis, par exemple, pourraient être davantage explorés, selon eux.

Environ 90 % du canola canadien est exporté ailleurs dans le monde sous diverses formes. Nous dépendons beaucoup des marchés internationaux et, avec les difficultés liées aux exportations vers la Chine, nous devons trouver des solutions, note le président du Conseil canadien du canola, Jim Everson.

Ce dernier ajoute que près de 50 % des grains de canola produits au Canada étaient envoyés en Chine et qu’en raison du conflit avec le pays asiatique cette proportion a considérablement chuté.

Gros plan sur le visage de Jim Everson, qui répond aux questions du journaliste.

Le président du Conseil canadien du canola, Jim Everson, espère qu'Ottawa réglera bientôt le conflit avec la Chine, mais souhaite que le Canada s'ouvre à d'autres marchés à travers le monde.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Jim Everson considère toutefois qu’Ottawa a su répondre aux attentes des producteurs de canola canadiens par le biais du nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

L’industrie craignait que les négociations mènent à des barrières supplémentaires en ce qui a trait aux exportations, mais ce n’est pas le cas, poursuit Jim Everson, qui dit également travailler constamment avec le gouvernement fédéral pour trouver des solutions aux problèmes de l’industrie.

Une année difficile

Les producteurs de canola canadiens ressentent les effets des tensions avec la Chine depuis plusieurs mois et avouent que l’année 2019 a été difficile.

Nous avons perdu un gros marché en mars, mais nous avons aussi connu des ennuis avec nos récoltes. On peut dire que c’était une année frustrante pour les fermiers en Saskatchewan, affirme Bernier McClean, un fermier saskatchewanais, qui tente d'entrevoir 2020 avec optimisme.

La situation n’est pas différente chez les agriculteurs albertains, selon un directeur régional de Canola Alberta, John Mayko, qui gère aussi une ferme à Mundare, à l’est d’Edmonton.

Plusieurs fermiers ont beaucoup de récoltes encore dans les champs en raison de la météo. [...] Les difficultés avec quelques marchés comme la Chine ont aussi mis une pression à la baisse sur la vente de nos produits de canola et sur nos revenus, indique-t-il, tout en soulignant au passage les coûts supplémentaires engendrés par l’instauration de la taxe fédérale sur le carbone.

Gros plan sur le visage de John Mayko qui répond aux questions d'un journaliste.

L'un des directeurs régionaux d'Alberta Canola, John Mayko, souligne que l'année 2019 a été passablement difficile pour les producteurs de canola en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

En mai, Ottawa a annoncé diverses mesures afin de venir en aide aux agriculteurs, dont les producteurs de canola de l’Ouest canadien, qui ont subi les effets du conflit avec la Chine.

Les retombées économiques de l’industrie du canola au Canada représentent 26,7 milliards de dollars, d’après le Conseil canadien du canola.

Près de la moitié de cette somme est attribuable à la production de canola en Saskatchewan, selon la directrice générale de SaskCanola, Lisa Horn.

Avec les informations d’Omayra Issa

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Agriculture