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Les impacts psychologiques de la violence en ligne sont bien réels pour les victimes

Un homme pose ses mains sur le clavier d'un ordinateur portable dans l'obscurité.

La violence en ligne, dénoncée par des élues, suscite plusieurs réactions.

Photo : iStock

Marie-France Martel

Les personnes victimes de violence sur Internet peuvent subir d'importantes conséquences liées à des messages haineux ou à des menaces, et différents recours peuvent être entrepris contre ceux qui profèrent de tels propos.

La dénonciation de la députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, et des députées des trois autres formations politiques à l'Assemblée nationale sur les messages haineux et sexistes qu'elles reçoivent sur Internet a suscité plusieurs réactions.

La conseillère municipale de Sherbrooke Évelyne Beaudin dénonce des insultes proférées à son endroit sur les réseaux sociaux pour lesquelles elle a porté plainte à la police.

Selon elle, de tels propos n'ont pas leur place et peuvent décourager des femmes de se présenter en politique.

Le professeur François Courcy, du Département de psychologie de l'Université de Sherbrooke, explique que ceux qu'on appelle les trolls déversent leur frustration sur les réseaux sociaux. Lorsqu'ils sont en groupe et que leur identité est cachée, leur niveau de maturité chute considérablement.

Les victimes de propos haineux sur Internet ressentent de la peur et de la colère, car elles ont l'impression que les mesures prises pour les protéger sont insuffisantes. Elles peuvent éprouver du stress, une diminution importante de leur estime de soi et une détresse psychologique.

François Courcy, professeur au Département de psychologie de l'Université de Sherbrooke

Le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier, soutient que la ligne est mince entre les insultes et les menaces sur les réseaux sociaux. Une enquête peut être ouverte pour des propos de nature criminelle et des accusations peuvent être déposées.

Une disposition de règlement municipal à Sherbrooke stipule également qu'il est interdit d'injurier une personne par des paroles ou par des gestes et cela peut aussi s'appliquer à un membre du conseil municipal. Un constat d'infraction de 150 $ peut être donné.

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