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Absence de surveillance de l'éducation à domicile à l'Î.-P.-É.

La main d'un enfant en train d'écrire dans un cahier d'école

En 2019, le nombre d'enfants scolarisés à domicile enregistrés dans la province était de 193.

Photo :  CBC / Steve Bruce

Radio-Canada

La Coalition canadienne pour les droits des enfants soutient qu'en l'absence de surveillance gouvernementale, il est difficile de savoir si les enfants scolarisés à la maison reçoivent une éducation de base.

En vertu de la Loi sur l'éducation de l'Île-du-Prince-Édouard, les parents qui souhaitent scolariser leurs enfants à domicile n'ont qu'à informer la province de leurs intentions. Il n'est pas nécessaire d'obtenir l'approbation des matières enseignées ou d'un plan de cours, et il n'y a pas non plus d'évaluations ou de visites à domicile, contrairement à certaines autres provinces.

La Coalition canadienne pour les droits des enfants (CCDE), affirme que sans aucune surveillance gouvernementale, il n'y a aucune façon de garantir que le droit des enfants de l’île-du-Prince-Édouard à l'éducation soit protégé. Ce droit figure dans la Loi sur l'éducation de l'Île-du-Prince-Édouard et dans la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies.

Je crois que la province néglige certaines des obligations qui lui incombent en vertu de la convention, notamment de veiller à ce que les enfants aient accès à une éducation de qualité.

Kathy Vandergrift, présidente de la Coalition canadienne pour les droits des enfants

Avant 2015, la réglementation gouvernementale exigeait que les parents produisent un plan d'enseignement à domicile et le fassent approuver par un enseignant certifié. Mais à la demande de la communauté amish de l'Île-du-Prince-Édouard, qui est en croissance, la province a abolie cette exigence.

Depuis, le nombre d'enfants scolarisés à domicile enregistrés dans la province est passé de 122 à 193. 

Le gouvernement provincial invite la population à se manifester

Le ministère de l'Éducation de l'Île-du-Prince-Édouard a refusé une entrevue à ce sujet. Un porte-parole explique que le ministère ne voit pas la nécessité de répondre aux préoccupations de la CCDE, étant donné que la coalition n'a pas exprimées ces inquiétudes au gouvernement provincial.

Bien que personne ne nous ait fait part de ces préoccupations au sujet de nos politiques en matière d'enseignement à domicile, nous invitons les gens à se manifester s'ils ont des questions ou des préoccupations a déclaré le porte-parole dans un courriel à CBC.

Photo de Kathy Vandergrif

Kathy Vandergrift, présidente de la Coalition canadienne pour les droits des enfants

Photo :  Lifetouch

Mme Vandergrift affirme que la CCDE avait soulevé la question de la protection des droits des enfants à l'éducation auprès du Conseil canadien des ministres de l'Éducation, auquel siège le ministre de l'Éducation de l'Île-du-Prince-Édouard.

Elle ajoute qu'il ne devrait pas être nécessaire d'exercer des pressions pour qu'un gouvernement protège ces droits.

Ils ont ratifié la convention de l'ONU. Ils sont responsables de sa mise en œuvre. Et cette responsabilité n'est pas prise assez au sérieux, ajoute-elle.

Avec les informations de Steve Bruce de CBC.

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Éducation