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  • Archives
  • Danser dans le Casse-Noisette des Grands Ballets canadiens de Montréal

    Les danseurs de « Casse-Noisette » saluent le public en 1970.

    Le ballet « Casse-Noisette » est présenté chaque année depuis 1964 à Montréal durant la période des Fêtes.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Depuis 1964, Les Grands Ballets canadiens de Montréal présentent annuellement leur version du ballet classique Casse-Noisette durant la période des Fêtes. Nos archives montrent que ce conte féérique fait rêver non seulement les spectateurs montréalais, mais aussi les enfants qui y dansent.

    Le ballet Casse-Noisette est devenu à travers le temps un grand classique du temps des Fêtes.

    Inspiré d’un conte d’Alexandre Dumas, il a été monté pour la première fois en décembre 1892 à Saint-Pétersbourg, sur des airs de Tchaïkovski.

    À Montréal, le ballet n’avait été joué qu’à quatre reprises par Les Grands Ballets jusque dans les années 60.

    C’était avant que le maître de ballet Fernand Nault en crée une version unique et lui insuffle juste assez de magie pour qu’il devienne une tradition montréalaise.

    Conçue en 1964, la chorégraphie de Fernand Nault a comme particularité de mettre en scène un grand nombre d’enfants.

    Chaque année, une centaine de jeunes danseurs évoluent dans cette production des Grands Ballets canadiens de Montréal.

    Un rêve d’enfant

    Se produire sur la grande scène de la Place des Arts avec les danseurs des Grands Ballets, c’est le rêve de nombreux enfants qui s’adonnent à la danse.

    Ils sont des centaines à se présenter aux auditions de Casse-Noisette chaque automne afin d’être choisis pour participer à ce spectacle grandiose.

    En tête, 20 décembre 1985

    Les auditions sont une étape crève-cœur pour Fernand Nault, nous dit à l'époque le chorégraphe attitré de Casse-Noisette.

    Comme nous le montre ce reportage présenté à l’émission En tête du 20 décembre 1985, seulement sept danseurs sont recrutés parmi la centaine d’enfants âgés de 8 ans qui se présentent aux auditions cette année-là.

    Fernand Nault confie à la journaliste Marie-Hélène Poirier qu’il ne les choisit pas nécessairement pour leurs qualités techniques. Il cherche plutôt des personnalités : mignon, espiègle, gentil et surtout doté d'un sens théâtral.

    Il faut avoir de la joie pour danser. Il faut aimer ça si on veut durer jusqu’à mon âge.

    Fernand Nault

    Le maître de ballet, qui a donné une âme au Casse-Noisette de Montréal, aime aussi voir les jeunes danseurs cheminer d’un rôle à l’autre à travers le temps.

    Ainsi, la jeune danseuse Marie-Mathilde Bélanger interviewée dans ce reportage a joué une souris, une enfant de la fête et une amie de Clara avant de décrocher le rôle-titre de Clara en 1984.

    Une expérience inoubliable

    À Montréal, pendant deux semaines, la Place des Arts fourmille d'enfants : ceux qui y sont amenés par leurs parents et ceux qui évoluent sur scène.

    La journaliste-réalisatrice Kristina Von Hlatky

    Le Point, 22 décembre 1992

    Ce long reportage diffusé au Point du 22 décembre 1992 suit toutes les étapes de la préparation annuelle du Casse-Noisette des Grands Ballets canadiens de Montréal.

    Les enfants sélectionnés cette année-là nous racontent dans leurs mots l’histoire de Clara et de son casse-noisette.

    Ils témoignent aussi de ce que cette expérience représente pour eux, des répétitions à la grande première en passant par les essayages de costumes.

    C'est magique; je ne peux pas trouver les mots. J'adore ça.

    L’interprète de Clara

    Voir des grands danseurs autour de moi, ça me donne le goût de me rendre loin en danse.

    L’interprète d’une amie de Clara

    Une fois que tu es embarqué dans la chorégraphie, c'est comme si c’était ta vie qui commençait. Une nouvelle vie, mais dans l'ancien temps.

    L’interprète de Fritz

    J'ai aimé monsieur Nault, qui nous a toujours encouragés.

    L’interprète d’une enfant de la fête

    Le chorégraphe Fernand Nault aime diriger les enfants. Pas seulement pour leur apprendre les pas, mais surtout pour leur transmettre la magie de Casse-Noisette.

    Elles sont spontanées. Je les aime telles qu'elles sont. Je les laisse aller naturellement, le plus possible.

    Fernand Nault

    Certains jeunes danseurs reviendront l’année suivante. Quelques-uns feront carrière en danse et, surtout, tous devront affronter le vide après cette grande aventure.

    Quand tout va être fini, peut-être que je vais beaucoup pleurer. Pendant peut-être deux, trois mois, je vais garder ce personnage-là. Je ne serai pas capable de m’en détacher tout de suite.

    L’interprète d’une enfant de la fête

    Une carrière motivée par la joie de danser

    Geneviève Guérard fait partie de ces enfants qui ont participé à plusieurs éditions du Casse-Noisette des Grands Ballets.

    L'Heure du midi, 20 décembre 2002

    C’est en tant que première danseuse des Grands Ballets canadiens de Montréal qu’elle témoigne de son parcours à la journaliste Mélanie Bourgeois à L’heure du midi du 20 décembre 2002.

    Mes premières années aux Grands Ballets, ça me stressait tellement de danser que je n'avais aucune joie sur scène.

    Geneviève Guérard

    Vers l'âge de 13 ans, Geneviève Guérard est montée pour la première fois sur la scène de la Place des Arts pour jouer le rôle d’une petite Orientale.

    Puis elle a obtenu, pour le ballet Casse-Noisette, des rôles de plus en plus difficiles comme danseuse au fil des années.

    En 2002, en tant que première danseuse, elle a interprété le personnage de la Fée Dragée.

    Son conseil pour les jeunes danseurs qui voudraient entreprendre une carrière en danse avec Casse-Noisette?

    « Dansez pour la joie de danser; dansez pour l'amour de danser; dansez pour le simple bonheur de danser ».

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