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Samuel Cozak coupable de voies de fait contre un agent correctionnel

Samuel Cozak au moment des faits reprochés au centre de détention de Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Samuel Cozak est reconnu coupable de voies de fait contre un agent correctionnel, des gestes posés lorsqu'il était incarcéré au centre de détention de Québec, en décembre 2015.

Le juge Alain Morand n’a pas cru à la version de Cozak, qui plaidait que son geste était accidentel. 

Transfert de section 

Au moment des faits reprochés, Cozak était emprisonné dans une cellule avec son père pour une affaire de drogue. Les accusations relativement à cette affaire sont depuis tombées en raison de délais trop longs.

Les agents correctionnels voulaient placer les deux détenus dans le secteur de protection à la suite d'une altercation avec un autre détenu le 20 décembre 2015.

Cozak s’y est opposé. Il disait craindre pour sa sécurité s’il était déplacé dans cette unité.

La direction de l’établissement a laissé une période de 48 h aux détenus pour tenter de régler leurs différends avant de prendre une décision.

Le 22 décembre, Samuel Cozak refuse toujours d’être transféré à l’unité de protection. Il exige d’être placé dans une autre section régulière de la prison.

Un autre détenu de cette section, qualifié de très influent, s’oppose fortement à la présence des Cozak, expliquant que la proximité pourrait nuire à sa cause et qu’il ne peut assurer leur sécurité.

Les agents décident alors de transférer Samuel Cozak à l’unité de protection, contre son gré.

Cozak s’attaque alors violemment à eux, pendant qu'ils tentent tant bien que mal de le contrôler.

Preuve vidéo

Sur une preuve vidéo, on voit Cozak s’élancer d’un chariot métallique qu’il avait placé dans la cellule pour y bloquer l’accès. Il saute ensuite à pieds joints sur un des agents avant d'être maîtrisé.

Cozak a argué lors du procès qu’il s’agissait d’un geste involontaire et qu’il n’a pas voulu s’attaquer aux agents.

Il affirme avoir été déstabilisé par un jet de gaz irritant et qu’il s’est élancé les yeux fermés, sans savoir qu’il atteindrait un agent correctionnel. 

L’accusé  a aussi plaidé que les agents correctionnels, insatisfaits de ses nombreuses plaintes à leur endroit, ont voulu le déplacer dans une unité afin qu’il soit battu par d’autres détenus.

Le juge Alain Morand n’a cependant pas cru à sa version de l’histoire. Il a souligné lors du verdict, mercredi matin, que la vidéo démontre une réalité bien différente de ce que Samuel Cozak a plaidé en cour.

Le juge a plutôt conclu que les agents correctionnels ont tenté de trouver d’autres solutions, mais que des situations hors de leur contrôle les ont forcés à transférer Cozak dans le secteur de protection.

En liberté, Samuel Cozak était présent dans la salle au moment du verdict en compagnie de son ancien avocat Jean-Roch Parent

Cozak reviendra en cour le 12 décembre pour les plaidoiries sur la détermination de la peine. 

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