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Foyers de groupe : les travailleurs sociaux demandent à Fredericton d'agir

Les enfants dans les foyers de groupe sont placés de plus en plus jeunes et sont plus à risque, car ils ne reçoivent pas les services dont ils sont besoin.

Photo : CBC/Rick Gibbs

Radio-Canada

L’Association des travailleuses et des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick (ATTSNB) rappelle que la santé et la sécurité des enfants de la province sont d’une importance capitale. Elle demande au gouvernement d’agir pour remédier à la situation depuis que la vérificatrice générale a tiré la sonnette d’alarme concernant les risques qu’encourent les enfants placés sous la tutelle du ministère du Développement social.

Il est inacceptable d’avoir des enfants de trois à cinq ans placés dans des foyers collectifs. Il faut que la situation change immédiatement, déclare Géraldine Poirier Baiani, présidente de l’ATTSNB.

Comme le souligne le rapport, les jeunes pris en charge par les services sociaux sont parmi les personnes les plus vulnérables de notre province. Le ministère du Développement social doit, selon l’association, s’engager à trouver des solutions à long terme.

Solutions proposées :

  • Offrir une meilleure rémunération aux familles d'accueil.
  • Augmenter le nombre de travailleurs sociaux dans chacun des 35 foyers de groupe.
  • Augmenter le salaire des travailleurs sociaux.

Manque de familles d’accueil et de travailleurs sociaux

Mme Poirier Baiani suggère au gouvernement de mettre les bouchées doubles pour augmenter le nombre de familles d'accueil, qui a chuté de 30 % au cours des cinq dernières années.

Géraldine Poirier Baiani en entrevue à Radio-Canada.

Géraldine Poirier Baiani est la présidente de l'Association des travailleuses et des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Pour ce faire, il doit les payer adéquatement. À titre d'exemple, une famille d'accueil reçoit 10 000 $ par an, alors qu'il en coûte 170 000 par an pour un enfant en foyer de groupe. Ce montant peut grimper selon le cas de l’enfant.

10 000 $, ça couvre la bouffe, ça couvre le linge, ça couvre les coûts seulement d’un enfant. Peut-être qu’on pourrait leur payer un salaire, ajoute-t-elle.

L'association demande aussi à la province de mieux utiliser les compétences et l’expertise des travailleurs sociaux.

Elle suggère la mise en place d’un travailleur social dans chacun des 35 foyers de la province pour améliorer l'expertise et les liens avec les différents services.

Gisèle Breau en entrevue à Radio-Canada.

Gisèle Breau, ex-présidente de l’Association des services résidentiels des jeunes du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

L'ex-présidente de l’Association des services résidentiels des jeunes du Nouveau-Brunswick, Gisèle Breau, aimerait que le gouvernement s'attaque au problème de roulement de personnel, alors que l'expérience des employés dans le domaine est passée de dix ans à seulement deux ans.

Cette situation peut amener les enfants à éprouver des difficultés à créer des liens et à faire confiance. Selon elle, la question du salaire fait partie de la solution.

À 14-15 $ de l’heure, il faut que t’aies cette passion-là envers les enfants pour pouvoir demeurer dans des milieux difficiles, explique Mme Breau.

Un rapport accablant

Dans son rapport présenté mardi, la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick Kim MacPherson s'est dite inquiète du nombre croissant de jeunes enfants dans les foyers de groupe. Ces enfants placés sont de plus en plus jeunes et sont plus à risque, car ils ne reçoivent pas les services dont ils sont besoin.

La vérificatrice générale du N.-B., Kim MacPherson, assise devant son rapport, en comité parlementaire.

La vérificatrice générale du N.-B., Kim MacPherson, a présenté son plus récent rapport mardi.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

L’association souhaite pouvoir collaborer avec le ministère du Développement social afin de régler les problèmes soulevés par le rapport de la vérificatrice générale de la province.

Avec les informations de Sophie Desautels

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