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Pas de sanction pour la députée caquiste Marie-Louise Tardif

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault et sa candidate dans Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.

Le premier ministre caquiste François Legault et la députée dans Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Radio-Canada

La commissaire à l’éthique et à la déontologie du Québec conclut que la députée caquiste de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, a commis un manquement à un article du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale, mais a décidé de lui imposer aucune sanction.

La commissaire Ariane Mignolet a déposé mardi son rapport d’enquête. On peut y lire que « la commissaire a déterminé que la députée a commis un manquement en n’évitant pas tout conflit entre l’exercice de sa charge de députée et sa fonction de directrice générale du Parc ».

Marie-Louise Tardif a remis les meubles du bureau de Grand-Mère de l’ancienne députée de Laviolette Julie Boulet au Parc de l’Île Melville, pour qui elle travaillait toujours à temps partiel depuis son élection.

En présence de l’exercice simultané de plusieurs fonctions, la commissaire rappelle qu’il est fondamental d’avoir une séparation claire entre ces fonctions pour éviter toute situation de conflit d’intérêts, réelle ou apparente.

La Commissaire Ariane Mignolet ne lui donne pas de sanction, parce qu’elle écrit que la députée croyait sincèrement à l’urgence d’agir et qu’elle était de bonne foi dans sa prise de décision.

Elle ajoute que le fait que les meubles en question étaient de peu de valeur ne doit pas occulter l’importance, pour un élu, de préserver son indépendance de jugement lorsqu’il exerce d’autres fonctions.

Par voie de communiqué, la députée caquiste a dit prendre acte du rapport. 

Dès le lendemain de mon élection, j’ai informé le bureau de la Commissaire à l’éthique et à la déontologie de ma situation. Je reconnais que ma situation a pu engendrer une certaine confusion. J’ai offert toute ma collaboration à l’enquête, et je suis satisfaite que la Commissaire le reconnaisse dans son rapport, indique Marie-Louise Tardif dans son communiqué de presse.

C’est à la demande du député libéral de Vimont et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éthique, Jean Rousselle, que la Commission à l’éthique et à la déontologie s’était penchée sur le cas de Marie-Louise Tardif.

Double emploi

Jean Rousselle reprochait à la députée de recevoir un salaire de son ancien employeur, le Parc de l'Île Melville, à Shawinigan, malgré le fait qu’elle était devenue adjointe parlementaire du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Après l’annonce de la tenue d’une enquête à ce sujet, Marie-Louise Tardif avait quitté son emploi au Parc de l’Île Melville où elle travaillait encore, afin d’assurer une transition.

La commissaire a conclu que cette fonction rémunérée n’était pas incompatible avec la charge de députée, notamment puisque le Parc n’est pas un organisme public.

À la demande de Marie-Louise Tardif, les meubles ont finalement été donnés à un autre organisme.

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