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Prendre soin des animaux de sa classe durant le temps des Fêtes

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Animalerie a l’école des pères maristes

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Nicole Germain
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si les élèves ont congé de devoir durant le temps des Fêtes, certains conservent tout de même de grandes responsabilités. Au Séminaire des Pères Maristes, ils sont sept élèves à prendre soin d'un animal de l'animalerie de l'école jusqu'au retour en classe.

Parmi les nombreuses petites bêtes de l'animalerie du Séminaire, il y a entre autres la lapine Lili, les rates Oéro et Guimauve, le hamster Pompon et le gecko léopard Carla.

Un lapin installé sur du tissu

Une petite lapine de l'animalerie de l'école

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Depuis un an maintenant, ces pensionnaires poilus sont chouchoutés par des élèves de l'école. Une idée de la technicienne de laboratoire Francine Langlois.

[Au départ, c'était] un petit club avec certains élèves pour qu'on puisse dorloter et cajoler les petits animaux. Juste l'effet relaxant de pouvoir flatter un animal puis de lui donner des soins, c'est vraiment agréable, explique-t-elle.

Finalement, le projet est devenu si populaire que l'école a décidé d'aménager un local, comme une animalerie, pour accueillir un plus grand nombre d'animaux et d'élèves.

Et pour s'assurer que les besoins des petites bêtes soient répondus durant le congé des Fêtes, les animaux sont accueillis sous le toit de certains élèves qui doivent en prendre soin du 20 décembre au 7 janvier.

« Je ne savais pas c'était quoi d'avoir toutes ces responsabilités. Découvrir ce plaisir, c'est comme un besoin qui est comblé. C'est vraiment l'fun. »

— Une citation de  Stéphanie Racine, élève
Une élève fait ses devoir en tenant un un reptile dans sa main gauche.

Rose Fortin fait ses devoirs en tenant un reptile dans sa main gauche.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Petites bêtes, pour de grands besoins

Il n'y a pas de chat ni de chien à l'animalerie. Ce sont surtout de petits animaux poilus, des lézards, des poissons et même quelques insectes.

Leur présence répond à un besoin chez les élèves. On a réalisé l'importance de cet engouement dans l'école. J'ai des parents qui me disaient : "est ce que ça vous dérange que mon enfant aille voir les animaux à tous les matins, parce que c'est vraiment un besoin", souligne Mme Langlois.

La technicienne en laboratoire Francine Langlois et un phasme sur son épaule.

La technicienne en laboratoire Francine Langlois et un phasme sur son épaule.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Elle ajoute que des élèves en profitent aussi pour avoir un contact avec des animaux. Parce qu'il y a des élèves qui ne peuvent pas avoir d'animaux à la maison pour toutes sortes de raisons, parfois les allergies, parfois par manque de temps.

Ce contact avec les animaux permet aussi d'apprendre des choses. Récemment, Francine Langlois souligne qu'ils ont eu droit à une surprise. Les phasmes-bâton [insectes de l'ordre des phasmatoptères] ont eu beaucoup de bébés. On ne pensait pas qu'on allait y arriver. On a maintenant une pouponnière!

« C'est vraiment un espace pour qu'ils puissent s'asseoir, s'accroupir au sol. Juste pour lire un roman ou pour étudier. C'est un peu de la zoothérapie. »

— Une citation de  Francine Langlois, technicienne de laboratoire
Une élève tient de petits rats domestiques sur son épaule.

Stéphanie Racine tient de petits rats domestiques sur son épaule.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Pour Francine Langlois, l'animalerie est aussi une façon de donner la chance aux élèves de se déconnecter des écrans pour se connecter avec la nature.

Il y a des élèves qui n'ont jamais tenu dans leurs bras un lapin ou un hamster ou qui n'ont jamais senti l'odeur d'un animal, mais ils en ont vu énormément sur YouTube ou dans les vidéos, raconte-t-elle.

« Je suis moins stressée je suis bien. Je pourrais rester toutes mes journées ici. »

— Une citation de  Anaïs Rétif, élève

De l'aide aux devoirs pas comme les autres

Le projet de l'animalerie fait partie des activités parascolaires de l'école. Une quarantaine d'élèves se partagent les tâches à partir d'un calendrier précis qui couvre la période du matin, du midi et du soir.

Les élèves s'impliquent à tous les niveaux et s'impliquent dans le choix des animaux. On s'assure que tout le monde a de la nourriture et de l'eau. On fait l'entretien des cages, les litières tout ça. Puis on passe du temps avec les animaux, précise Mme Langlois.

Une élève, Rose Fortin, explique qu'elle adore venir y faire ses devoirs avec ses petits bébés. C'est vraiment relaxant, ça fait comme un petit ami qui est toujours là. Ça me rend vraiment heureuse parce que depuis que je suis toute petite, j'ai toujours voulu avoir des animaux.

Preuve qu'il n'y a pas que le père Noël qui peut offrir les plus beaux cadeaux aux enfants.

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