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La raffinerie Co-op de Regina pourrait mettre ses employés en lock-out

La raffinerie Co-op de Regina.

La médiation entre l’employeur et le syndicat a pris fin le 12 novembre dernier, sans que les deux parties soient parvenus à une entente pour une nouvelle convention collective.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La raffinerie Co-op, à Regina, pourrait mettre ses quelque 800 employés en lock-out après que les membres du syndicat de la section locale 594 d’Unifor ont voté massivement (97,3 %) pour une grève, cette semaine.

L’employeur dit avoir reçu mardi, vers 16 h 30, un avis de 48 heures de la part du syndicat, signifiant que les centaines de travailleurs avaient l’intention de faire la grève dès jeudi.

Par conséquent, mardi à 17h30, la raffinerie a confirmé sur Twitter et sur son site Internet avoir envoyé un avis de lock-out qui débuterait à 17 h 30, jeudi, dans l’intérêt de la sécurité publique.

Rectificatif: Une version précédente de ce texte disait que le lock-out débutait mardi à 17h30.

La raison pour laquelle la compagnie a choisi de mettre ses employés en lock-out est que les règles entourant les grèves sont très larges, avance le vice-président de l’exploitation de la raffinerie, Gil Le Dressay, et qu’elles pourraient entraver à la sécurité des travailleurs.

Un lock-out est plus sécuritaire parce que vous savez que des gens font le travail, poursuit-il. Ce dernier ajoute que des membres de l’équipe de gestion s’affairent à mener les exploitations de la raffinerie. De plus, des travailleurs en provenance d’autres sites industriels ont notamment été appelés en renfort, selon Gil Le Dressay.

De son côté, le président de la section locale 594 d’Unifor, Kevin Bittman, n’apprécie pas la décision des responsables de la raffinerie.

C’est un manque de respect de penser qu’une personne peut simplement rentrer comme ça et essayer de faire notre travail. Ça prend des années de travail et d’expérience pour effectuer notre travail correctement, dit-il.

Un retour à la table de négociations souhaité

Notre objectif n’a jamais changé. Nous voulons négocier une entente juste à la table des négociations, mais pour ça, les deux parties doivent vouloir y être, a indiqué Gil Le Dressay. Selon lui, la compagnie a demandé mercredi au syndicat de retourner à la table des négociations.

De son côté, le président de la section locale 594 d’Unifor, Kevin Bittman, s’était dit satisfait, mais pas surpris des résultats du vote pour une grève, puisque les membres du syndicat n’avaient plus de plaisir à se rendre au travail compte tenu de la situation actuelle.

La médiation entre l’employeur et le syndicat a pris fin le 12 novembre dernier, sans que les deux parties aient été en mesure de parvenir à une entente pour une nouvelle convention collective.

Le principal point de litige entre l’employeur et le syndicat concerne le régime de retraite.

Avec les informations de Thomas Gagné et de CBC

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