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Rétention d’étudiants étrangers : la Saskatchewan crée une nouvelle catégorie d’immigrants

Des étudiants étrangers discutent, sur le campus de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement de la Saskatchewan ne cache pas son désir de retenir davantage d'étudiants étrangers après leurs études.

Photo : Université de l'Île-du-Prince-Édouard

Radio-Canada

La Saskatchewan annonce la création d’une nouvelle catégorie d’immigrants dans le but de retenir davantage d’étudiants étrangers. Le gouvernement envisage d'aider les finissants étrangers ayant reçu leurs diplômes en Saskatchewan et qui souhaitent se lancer en entrepreneuriat dans la province.

Cette annonce fait suite au plan de croissance 2020-2030 de la Saskatchewan, présenté il y a quelques semaines, dans lequel le gouvernement met l’accent sur la croissance démographique.

Pour être acceptés dans cette nouvelle catégorie d’immigrants, les étudiants étrangers devront avoir étudié à temps plein dans un établissement postsecondaire saskatchewanais pour une période d’au moins deux ans.

Un nombre croissant d’étudiants étrangers profitent de nos établissements postsecondaires. Avec la création de cette nouvelle catégorie d’immigrants, ils pourront rester en Saskatchewan et y créer leur entreprise, estime le ministre de l’Immigration et de la Formation professionnelle, Jeremy Harrison.

Gros plan sur le visage de Jeremy Harrison qui répond aux questions des journalistes.

Le ministre de l'Immigration et de la Formation professionnelle de la Saskatchewan, Jeremy Harrison, est d'avis que la mesure provinciale incitera les étudiants étrangers à créer leur entreprise en Saskatchewan et à s'intégrer à la communauté.

Photo : CBC

Réactions mitigées chez les francophones

Le directeur en administration et en finance de l’établissement postsecondaire francophone à Regina, La Cité université francophone, Abdoulaye Yoh, croit que le gouvernement devrait plutôt adopter des incitatifs pour attirer davantage d’étudiants étrangers francophones à choisir la Saskatchewan.

En principe, c’est une bonne idée de la part du gouvernement, mais pour qu’il y ait des effets sur la communauté fransaskoise, il faudrait cibler les étudiants étrangers qui proviennent des pays francophones, affirme-t-il, ajoutant que, pour le moment, la province priorise davantage les pays asiatiques comme l’Inde ou le Japon.

Celui qui est aussi responsable du recrutement international de son établissement, estime aussi qu’il est parfois difficile pour un jeune de 17 ou de 18 ans d’envisager avec certitude ce qu’il souhaite faire après ses études.

Il faut faire attention pour que ce nouveau programme ne vienne pas remplacer le programme régulier, car ce ne sont pas tous les étudiants qui veulent être entrepreneurs, poursuit Abdoulaye Yoh.

Gros plan sur le visage d'Abdoulaye Yoh, qui répond aux questions du journaliste.

Le directeur en administration et en finance de La Cité universitaire francophone, Abdoulaye Yoh, croit que le gouvernement devrait cibler davantage les pays francophones afin d'aider la communauté fransaskoise.

Photo : Radio-Canada

Le directeur général du Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan, Kouamé N’Goandi, espère que la mise en place d’une telle mesure lui permettra de recevoir du financement auquel il n’avait pas le droit auparavant.

C’est une très bonne nouvelle pour nous et je pense que ça va venir à un financement qui va nous permettre de donner des services aux étudiants étrangers, affirme-t-il.

Gros plan sur le visage de Kouamé N'Goandi qui répond aux questions du journaliste.

Le directeur général du Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan, Kouamé N'Goandi, accueille positivement l'annonce de la province par rapport à la création d'une nouvelle catégorie d'immigrants.

Photo : Radio-Canada

Avec les informations de Thomas Gagné et de Thilelli Chouikrat

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