•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des milliers d'élèves privés de cours à cause de la grève

Des grévistes qui tiennent des pancartes et des bannières.

Des milliers de membres du syndicat FEESO ont déclenché mercredi une grève d’une journée qui affecte notamment des écoles de langue française dans le Nord de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Radio-Canada

Des milliers d’élèves des écoles de langue française du Nord de l’Ontario ne sont pas à l’école mercredi.

Si l’impact est encore plus présent dans les écoles de langue anglaise, plusieurs conseils scolaires francophones du Nord sont aussi touchés à l’exception des :

  • Conseil scolaire de district catholique des Aurores boréales;
  • Conseil scolaire catholique Franco-Nord;
  • Conseil scolaire public du Nord-Est (sauf l’école secondaire Alliance qui est fermée).
Des gens marchent avec des pancartes syndicales.

Le syndicat des métallos a donné son appui sur les piquets de grève mercredi dans le Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Les inconvénients

Des parents devront se tourner vers une solution de rechange pour leurs enfants qui normalement seraient à l’école aujourd’hui.

La famille est loin, alors je pense que je n’aurai pas le choix d’amener ma fille au travail, dit Mélanie Hurley, dont la fillette de 6 ans fréquente l’école Notre-Dame-du-Sault à Sault-Sainte-Marie.

Mme Hurley est en retour au travail progressif et heureusement, dit-elle, sa journée de travail ne sera que de quatre heures aujourd’hui en compagnie de son enfant au bureau.

En revanche, si vous habitez la région de Timmins, le Centre culturel La Ronde ouvre ses portes toute la journée mercredi.

Pour une somme de 37 $ pour les membres, et 45 $ pour les non-membres, des élèves des écoles dont le personnel de la FEÉSO est en grève d’une journée peuvent aller bricoler entre 7 h et 18 h.

Nous avons envoyé des courriels à nos membres qui utilisent habituellement nos services de garde à l’école, a expliqué la directrice générale Lisa Bertrand.

Lisa Bertrand devant un mur recouvert de différentes affiches.

La directrice générale du Centre culturel La Ronde, Lisa Bertrand a annoncé sur les réseaux sociaux les services offerts aux jeunes dont les écoles sont fermées en cette journée de grève de la FEÉSO.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Le Centre culturel La Ronde accueille une soixantaine d’élèves mercredi.

C’est une dizaine de personnes, du personnel normalement en poste dans les services de garde dans les écoles qui assurent le bon déroulement d’activités comme le bricolage, des jeux à l’extérieur et au gymnase du centre culturel.

Autres solutions

Malgré le conflit de travail qui touche les employés de soutien dans les conseils scolaires visés, certains services de garde demeurent ouverts, notamment au Conseil scolaire catholique Nouvelon.

Le CSC Nouvelon se voit dans l’obligation de fermer ses écoles et de suspendre le programme du Centre des petits. Toutefois, les garderies ainsi que les programmes avant et après l’école du CSC Nouvelon demeurent ouverts, lit-on dans un communiqué.

Là où cela se complique, c’est le nombre de places.

C’est le manque de personnel. Notre priorité c’est les enfants de nos employés afin que ces derniers puissent venir travailler, a expliqué Julie Marsh du Centre pivot du triangle magique.

Les services de garde du Carrefour francophone de Sudbury ne sont pas affectés.

Des gens tiennent des pancartes au coin de la rue.

Du personnel en grève a érigé un piquet en face de l’École secondaire du Sacré-Cœur dans le Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

L’élève au cœur du conflit

Audrey Aubin, une élève de la douzième année à Hearst, appuie les employés en grève de la FEÉSO.

Doug Ford a annoncé plusieurs coupes dans le système d’éducation, dit-elle, et comme ils ne pouvaient protester à ce moment, j’appuie leurs actions.

Des gens qui marchent sur le trottoir avec des pancartes.

Des syndiqués membres du FEESO ont aussi tenu des piquets de grève à Thunder Bay mercredi.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Elle indique que plus de services pour les élèves ayant des troubles d’apprentissage sont nécessaires.

On manque d’aide-enseignants et je trouve cela triste, car tous devraient avoir droit à une éducation faite sur mesure, conclut-elle.

Relations tendues

Il y a une bonne distance qui sépare les parties (gouvernement et FEÉSO), a indiqué Louis Durand, professeur de l’Université Laurentienne.

Puisque les négociations n’avancent pas, M. Durand estime que le syndicat n’avait d’autres choix que d’accentuer ses moyens de pression.

Louis Durand assis à Radio-Canada Sudbury.

Le professeur Louis Durand du département de marketing et de gestion de l’Université Laurentienne.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

Avec la Loi 124, le gouvernement Ford a imposé un plafond salarial de 1 pour cent pour l’ensemble du secteur public. Et au niveau de la FEÉSO, dit-il, c’est la première fois que l’on parle d’une hausse de salaire de 2 pour cent, ce qui correspond au taux d’inflation.

Il serait toutefois étonnant que la province impose un lock-out, selon le professeur.

On ne sait pas exactement où loge le gouvernement par rapport aux relations de travail, mais je ne crois pas que le gouvernement Ford veuille se diriger vers un important conflit, dit M. Durand.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Relations de travail