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Barrage de la Chute-Bell : des résidents soulagés par les réponses d'Hydro-Québec

Un barrage vu du ciel.

Le barrage de la Chute-Bell sur la rivière Rouge.

Photo : Courtoisie : Hydro-Québec

Radio-Canada

Cela aura pris sept mois, mais les résidents de Grenville-sur-la-Rouge évacués en avril dernier, alors que les autorités craignaient la rupture du barrage de la Chute-Bell lors d'inondations, ont finalement obtenu une rencontre avec Hydro-Québec, mardi soir.

Le 25 avril dernier, le barrage de la Chute-Bell, situé sur la rivière Rouge à environ 18 kilomètres de l'embouchure de la rivière des Outaouais, a été fragilisé par la crue printanière, forçant la Sûreté du Québec (SQ) à procéder à l'évacuation d'environ 75 personnes à Grenville-sur-la-Rouge de façon préventive.

Le débit horaire de la rivière Rouge a atteint 990 mètres cubes/seconde, un événement historique et un record pour cet affluent.

L’ingénieure Annick Bigras, experte en barrages pour Hydro-Québec, a pris la décision d’alerter le ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques et celui de la Sécurité publique puisque la crue de sécurité de l’aménagement de la Chute-Bell avait été atteinte. Autrement dit, au-delà de 990 mètres cubes/seconde, Hydro-Québec ne pouvait plus garantir la sécurité du barrage.

Un cours d'eau passe par-dessus un barrage, entouré de forêt.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'eau passait par-dessus le barrage de la Chute-Bell en raison de la crue dans la rivière Rouge. (archives)

Photo : Radio-Canada

Mardi, une équipe de la société d’État qui est propriétaire du barrage a répondu aux nombreuses questions posées par la quarantaine de citoyens présents à la réunion. Bon nombre des préoccupations soulevées par les résidents ont porté sur les travaux présentement réalisés par Hydro-Québec pour améliorer la capacité de déversement de l'aménagement de la Chute-Bell.

Au final, les ingénieurs d’Hydro-Québec ont décidé d’utiliser les passages hydrauliques des groupes turbine-alternateur de la centrale pour déverser un débit d’eau d’environ 90 mètres cubes/seconde. Des travaux complémentaires, comme l’excavation du roc sur la rive droite du barrage et le retrait d’un muret transversal en béton, seront aussi effectués. La solution choisie doit permettre d'augmenter la crue de sécurité du barrage à environ 1200 mètres cubes/seconde.

Principalement, on va faire des modifications aux composantes de turbines pour laisser passer un débit d’eau. Normalement, les turbines doivent être en fonction pour faire ceci. C’est pour ça que l’on fait les modifications, a expliqué l’ingénieur José Kanou, coordonnateur du projet de la Chute-Bell.

La plupart des résidents ont beaucoup apprécié qu’Hydro-Québec se déplace dans leur municipalité pour répondre à leurs questions. Ils ont notamment aimé la volonté d’Hydro-Québec de les tenir au parfum à l’égard des travaux d’amélioration en cours.

Pour Gilbert Landry, résident du chemin de la rivière Rouge, c'est un soulagement.

Ça fait longtemps qu’on attend cette rencontre et qu’ils nous donnent des réponses à nos questions. Je pense que nous allons pouvoir mieux dormir le printemps prochain en sachant que les travaux sont faits pour sécuriser nos propriétés, sécuriser les berges de la rivière, a réagi M. Landry.

Les travaux doivent être terminés au plus tard en avril prochain, en vue de la prochaine crue printanière.

Avec les informations de Denis Babin

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