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L’entente équitable voulue par Jason Kenney divise à Edmonton

Plan large d'Alain Gauthier qui s'exprime debout au micro entouré de participants à la consultation.

« La grosse chicane, ça ne marche pas », juge le premier intervenant Alain Gauthier.

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Laurent Pirot

La première consultation publique sur la place de l’Alberta dans la Fédération a permis aux Albertains d’exprimer des opinions très diverses, dont certaines très éloignées des propositions avancées par le premier ministre Jason Kenney.

Les neuf personnalités chargées d’explorer des idées pour faire évoluer la place de l’Alberta au Canada ont tenu leur première consultation publique à Edmonton, où le Parti conservateur uni au pouvoir a réalisé un score nettement plus faible qu’ailleurs aux dernières élections.

La salle de 300 places n’a pas fait le plein, contrairement aux prévisions des organisateurs.

L’entente actuelle n’est pas équitable, a affirmé Alain Gauthier, le premier citoyen à prendre la parole. Il a souhaité que l’Alberta obtienne certains des pouvoirs dont le Québec bénéficie, en passant par la négociation.

Le Canada ne fonctionne plus, a enchaîné l’orateur suivant. Il a demandé un référendum sur la séparation de l’Alberta du reste du pays, sous les applaudissements d’une bonne partie de la salle.

Barrières aux hydrocarbures

Certains intervenants ont critiqué la gestion du Régime de pension du Canada, que Jason Kenney propose de remplacer par un régime provincial. D’autres ont déploré les difficultés traversées par l’économie albertaine et beaucoup ont évoqué les obstacles à l’exportation des hydrocarbures produits en Alberta.

Mais plusieurs autres ont marqué leur opposition à une plus grande indépendance pour l’Alberta, et à la consultation engagée par le gouvernement. Je crains que ce groupe d’experts ne soit en fait un exercice de manipulation, a déclaré un des intervenants au micro.

À mon avis, nous avons déjà une entente équitable, a ajouté le retraité Adrian Rys. Niel Riediger a lui souhaité que la province discute sérieusement avec le gouvernement libéral d’Ottawa, même si les conservateurs de Jason Kenney n’aiment pas le résultat des élections fédérales.

Rapport en mars

La présidente du groupe d’experts, Oryssia Lennie, a expliqué que son travail était avant tout d’écouter et qu’elle était ouverte à toutes les suggestions, y compris au-delà de celles qui ont été avancées par Jason Kenney.

Dix autres séances de consultation publique sont prévues à travers la province en décembre et en janvier. Les Albertains peuvent aussi donner leur avis sur le site internet du gouvernement (en anglais) (Nouvelle fenêtre).

Après les élections fédérales, le premier ministre albertain avait annoncé cette consultation en proposant neuf idées, dont les principales sont la création d’un régime de pension provincial, d’une agence du revenu chargée de percevoir les impôts ou encore d’une police provinciale.

Le groupe devra rendre son rapport avant la fin mars. Le gouvernement s’est engagé à consulter la population par référendum avant de mettre en oeuvre toute décision qui ne figurait pas dans la plateforme du Parti conservateur uni lors des élections provinciales du printemps.

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