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L'argent des contribuables parfois mis à risque au Nouveau-Brunswick

En construction

Chantier naval de Bas-Caraquet (Archives).

Photo : Radio-Canada / René Landry

Radio-Canada

Est-ce que le gouvernement du Nouveau-Brunswick protège suffisamment l'argent des contribuables lorsqu'il accorde son aide à des entreprises? La vérificatrice générale Kim MacPherson croit que non.

Elle rapporte que Fredericton a versé des dizaines de millions de dollars d'aide à l'entreprise Acadian Wild Blueberry et au Centre naval du Nouveau-Brunswick à Bas-Caraquet, sans prendre toutes les précautions nécessaires.

C'est encore très discutable en termes de valeur et c'est une exposition élevée pour notre province.

Kim MacPherson, vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick

La vérificatrice générale reproche au gouvernement de ne pas avoir suivi plusieurs des recommandations qu'elle avait formulées après avoir analysé le fiasco Atcon, qui a coûté 70 millions de dollars aux contribuables en 2010 lorsque l'entreprise a fait faillite.

Nous essayons d'en suivre autant que possible, rétorque Ernie Steeves, ministre des Finances et du Conseil du Trésor.

Kim MacPherson tourne les pages d'un rapport volumineux.

Kim MacPherson, vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, a présenté mardi matin les volumes II et III de son rapport 2019 (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Rappelons que la même somme d'aide a été consentie à Acadian Wild Blueberry, une filiale d'Oxford Frozen Foods, soit 69 millions de dollars en prêts et en subventions, depuis 2013.

D'ailleurs, la garantie personnelle de 25 millions de dollars du propriétaire de l'entreprise n'a pas été vérifiée. Ce que nous devons voir, c'est les preuves que ces actifs existent, indique Kim MacPherson.

Selon la vérificatrice, la somme des prêts non remboursés représente un risque important pour la province. Elle déplore aussi le fait que les états financiers vérifiés de l'entreprise mère, Oxford, n'aient pas été remis au gouvernement, question d'évaluer les capacités de remboursement de l'entreprise.

Groupe Océan

Pour l'entreprise, Groupe Océan, au chantier naval de Bas-Caraquet, la vérificatrice souligne que le prêt de 12 600 000 $ pour la construction de la cale sèche était structuré de telle façon que la province assumait tous les risques. La vérificatrice déplore l'absence d'une évaluation complète des risques.

Du côté des libéraux, qui étaient au pouvoir de 2014 à 2018, on défend les investissements, malgré les risques.

Avec les informations de Michel Corriveau

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